
La reconnaissance des végétaux, l’un des principaux critères de recrutement dans les métiers de l’horticulture et du paysage. Les professionnels et les formateurs constatent pourtant un certain désintérêt des jeunes pour cette discipline. Ce constat qui n’est pas tout à fait nouveau a conduit à organiser ce concours de reconnaissance des végétaux sous l’impulsion d’Isabelle Fave, enseignante au CFA de Kerliver à Hanvec (29). La première édition s’est d’ailleurs déroulée en 2003 dans cet établissement.
300 échantillons sélectionnés
Une année de pause en 2009 a été mise à profit de recadrer les conditions d’organisation avec la mise en place d’un comité de pilotage sous couvert de la Draf, intégrant les établissements et les partenaires professionnels de l’horticulture, des pépinières et du paysage. Ce qui a permis de relancer le concours en 2010 au Lycée de Saint-Ilan à Langueux (22). 2011 ce sera le tour de l’Ille et Vilaine de l’accueillir, à la Maison familiale de Saint-Grégoire.
Concrètement, il ne s’agit d’ailleurs pas d’un concours mais de plusieurs concours. Olivier Belloir, enseignant du Lycée de Saint-Ilan et coordonnateur de cette édition 2010 explique : « Les 150 participants sont répartis par niveau, puisqu’ils proviennent de formation allant du CAP au BTS, et sont issus d’options différentes, travaux paysagers, production horticole, pépinière ou fleurs ». De fait il n’a pas fallu moins de 7 salles pour disposer les 300 échantillons collectés par l’équipe pédagogique.
La base de nos métiers
La présence des présidents des différentes familles professionnelles illustre l’importance qu’ils accordent à cette connaissance des végétaux. « C’est la base de nos métiers, même si effectivement le végétal prend un peu moins de place dans nos réalisations au profit du minéral », insiste Christian Presse, paysagiste et président du Lycée de Saint-Ilan.
« Il y a sans doute moins de passion pour les végétaux, d’où l’intérêt de rappeler l’importance », note pour sa part Patrick Lamy, président de la Fédération nationale des producteurs de l’horticulture et des pépinières. « Il faut redonner l’amour de la plante, car cette connaissance des végétaux permet de se démarquer d’autres formations », rajoute François Le Goff, représentant l’Union nationale des entreprises de paysages.
Les différentes familles professionnelles sont donc au diapason sur le sujet. Il s’agit aussi d’affirmer la spécificité des métiers et donc des formations qui y conduisent. Rappelant aussi la diversité des emplois et l’importance économique de ce secteur sur la Bretagne: 1400 entreprises de paysage pour près de 5000 emplois auxquels il faut ajouter autant d’agents des collectivités locales, un millier d’entreprises de pépinières avec environ 4000 emplois.
Pierre Dénès
>>>> Repères
Voir les résultats sur le site : www.hortilan.com
Légende photo : Des jeunes, concentrés pendant l’épreuve de reconnaissance de végétaux.