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Sommaire | " PRODUCTIONS " | Porcs | Article n°10577 |
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Porc / Maternités collectives - Une bonne communication, condition de la réussite
 

Les projets collectifs, petits ou grands, soulèvent bien souvent des oppositions locales. Comment faire pour faciliter l'acceptation sociétale? «Il faut communiquer très en amont du dossier pour anticiper les rejets éventuels », avance Marie-Laurence Grannec, du pôle de recherche porc-aviculture de la Chambre d'agriculture. La construction de la maternité sur un site existant est un élément favorable. « Il est également préférable que l'un des éleveurs associés, au moins, soit du secteur ».
Communiquer. Le mot revient en boucle lorsque Marie-Laurence Grannec évoque les conclusions de l'enquête, menée par les Chambres d'agriculture de Bretagne et des Pays de Loire, sur les facteurs de réussite des maternités collectives. 31 élevages, de 660 truies en moyenne, sont passées au crible. Dans ces structures, les objectifs de chacun des associés ne sont pas toujours assez bien définis. « Les éleveurs doivent intégrer le fait qu'ils n'auront plus la partie technique du naissage à gérer. Pour certains passionnés, ce n'est pas évident. Ceux qui, auparavant, étaient post-sevreurs engraisseurs, doivent devenir des naisseurs engraisseurs dans l'esprit. Tous les porcelets sevrés dans la maternité collective, bons et moins bons, doivent être acceptés ». Le manque éventuel, ou les surplus d'animaux à engraisser, sont des situations à envisager avant la création du projet. L'un des associés, « et non, plusieurs » doit être désigné pour suivre le montage et l'instruction du dossier, très chronophages.


Entre gérant et chef d'élevage


Cet associé devient, dans la plupart des cas, le gérant de la société, épaulé par un co-gérant, dès que la structure atteint 6 à 7 associés. « Le gérant travaille généralement en binôme avec le chef d'élevage. Il fait l'interface entre les salariés et les autres associés. Le chef d'élevage a la responsabilité de la partie technique et de la gestion du personnel ».
Le montant de la rémunération forfaitaire du gérant doit être discuté lors de l'élaboration du projet et éventuellement revu après quelques mois de fonctionnement. Marie-Laurence Grannec déconseille la gérance tournante. « Séduisante sur le plan théorique. Gênante en pratique. La gérance doit être stable dans des projets dont la réussite repose sur les relations humaines ».
Le rythme des réunions entre associés diffère selon les structures. « Dans certaines maternités, les salariés sont conviés à assister aux réunions d'associés, notamment à la présentation des résultats techniques. C'est un bon levier de motivation du personnel ». Globalement, le salariat en maternités collectives semble attractif. « Même si le turn over est aussi important que dans les autres élevages, le recrutement est plus facile ». L'intéressement aux résultats existe partout, souvent associé à la mise en place d'un plan d'épargne d'entreprise. Un entretien individuel annuel avec le gérant est généralement réalisé.  « Dans beaucoup d'élevages, le charge de travail des salariés a été sous estimée au départ. Il convient d'être vigilants à ce niveau ». La moyenne, dans les 31 élevages enquêtés, est de 180 truies par ETP (équivalent temps plein).

Bernard Laurent


Photo : 31 Maternités collectives de 660 truies en moyenne ont été étudiés par les Chambres d’agriculture de Bretagne et des Pays-de-la-Loire.


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Date de l'article : semaine du N° du 9 au 15 Avril 2010
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