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Colza / Lutte contre les insectes - Stades sensibles pour les méligèthes
 

L’intervention insecticide ne doit pas se déclencher à la première capture, mais lorsque les deux facteurs sont cumulés : le stade de sensibilité et le seuil de nuisibilité.
Le colza est sensible du stade D1 (boutons accolés) à la floraison engagée (F1). Dès les premières fleurs ouvertes et en conditions de floraison rapide, les traitements deviennent inutiles.
Le seuil de nuisibilité correspond au  nombre moyen de méligèthes par plantes qui varie selon le stade atteint. Le comptage doit se réaliser sur au moins 25 plantes consécutives sur une ligne (tableau 1).
Cette année, la taille du colza est trompeuse par rapport au stade : malgré une hauteur peu élevée des plantes, nous sommes à des stades autour de D1/D2 selon les secteurs. Si on passe rapidement du stade bouton au stade des premières fleurs, les stades sensibles seront vite dépassés et les dégâts faibles. Les 15 jours à venir sont donc déterminants : le risque sera plus réduit si les températures permettent une accélération rapide de la phénologie entre les stades D1 (boutons accolés) et F1 (début floraison).


Raisonner les interventions à la parcelle


La protection des cultures de colza contre les attaques d’insectes ravageurs repose principalement  sur les pyréthrinoïdes de synthèse.
Deux cas à prendre en compte :
- les méligèthes ont été reconnues résistantes par le passé. Les produits à utiliser sont ceux qui contiennent soit le taufluvalinate (ex : Mavrik flo), la bifenthrine (ex : Talstar), la thiaclopride (ex : Protéus), le chlorpyriphos-éthyl (ex : Pyrinex ME). Cependant, il ne faut pas s’attendre à une efficacité de 100%. Ceci est toutefois suffisant pour permettre à la plante « d’échapper » aux stades sensibles.
- les méligèthes sont toujours sensibles. Les autres pyrèthres sont utilisables avec une efficacité de l’ordre de 80 à 95 %.
Le volume de bouillie reste l’autre élément essentiel de la réussite. Il doit être au moins de 200 l/ha. Ne pas oublier également l’importance des conditions climatiques lors de l’intervention. Lors de journées chaudes, les traitements doivent être réalisés en dehors de heures les plus chaudes et de préférence en fin de journée.


Véronique Quartier – Jean Raimbault
Cetiom


 


Photo : Le colza est sensible aux méligèthes, du stade D1 (boutons accolés) à la floraison. 


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Date de l'article : semaine du N° du 2 au 8 Avril 2010
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