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Pulvérisateur / Au Gaec Pellerin, à La Chapelle Caro (56) - Un pulvérisateur remis aux normes, à moindre coût
 

Avec 107 ha de cultures, pour une surface totale de 135 ha, l'exploitation doit disposer d'un pulvérisateur permettant d'être efficace dans les traitements et réactif sur des créneaux d'intervention de plus en plus courts", explique Franck Pellerin, associé du Gaec Pellerin de La Chapelle Caro. D'autant que les cultures, comme les pommes de terre, les légumes, le colza nécessitent plusieurs interventions. Avec en moyenne 5 passages/ha, le pulvérisateur traite une surface "développée" de plus de 540 ha.


Traîné plutôt que porté


Le Gaec a renouvelé son matériel en décembre 2009. "Nous avions un pulvérisateur porté de 1 000 L et une rampe de 21 m, en copropriété avec le voisin". Ce matériel ne pouvait plus traiter les cultures des 2 exploitations. "Nos parts ont été reprises par le voisin et nous avons acheté en plaine, un pulvérisateur d'occasion Berthoud traîné de 3 200 L, équipé d'une rampe de 28 m. Nous avions fixé un budget maximum de 7 000 euros pour cet achat". L'affaire s'est concrétisée après quelques recherches sur internet et surtout la visite de différents matériels chez des concessionnaires de Beauce.
Le choix d'un pulvérisateur traîné de grande capacité est lié à la dispersion et à la distance entre parcelles. Un tracteur de 80 cv tracte facilement le pulvérisateur, sauf pour le premier désherbage de céréales où il faut un tracteur plus puissant. "Lors de l'achat, nous avons été vigilant à la propreté de la cuve, à l'état de la rampe et des pompes". Le pulvérisateur était équipé d'une cuve de rinçage de 250 L et de buses classiques. "Nous avons rajouté des buses anti-dérive  ZNT et des buses à double fente pour éviter les gros volumes d'eau sur pommes de terre".


25 % du prix du neuf


Le montant de l'achat et des investissements s'élève à 9 000 euros, soit environ 25 % du prix du neuf. L'installation d'équipements a permis de bénéficier de 600 euros d'aides (voir ci-contre).
"Généralement, nous traitons avec un faible volume d'eau (100 L/ha) en utilisant soit des buses antidérive ZNT, soit des buses classiques en l'absence de vent et hors ZNT", précise Franck.
"Lors de la première utilisation, en désherbage de céréales, j'ai apprécié la facilité de travail, la précision dans les manœuvres". La grande capacité de la cuve et la largeur de la rampe apportent une efficacité de travail. Le désherbage de céréales a été réalisé avec 90 L/ha d'eau, à une pression de 3 bars pour une vitesse de 8 km/h. "Sur pommes de terre et en désherbage de maïs, j'utiliserai des buses à double fente pour 120 L/ha d'eau".


Des équipements utiles


Les équipements supplémentaires sont intéressants : le gyrolaveur, monté sur la cuve de rinçage permet de rincer efficacement les parois avec de l'eau propre. Le kit de nettoyage extérieur a été installé récemment pour nettoyer l'appareil, à la fin du traitement. L'eau de rinçage est épandue dans le champ. 
"Pour les pommes de terre, haricots, colza mais aussi en céréales, il faut apporter le bon traitement, à la bonne dose, au bon moment", souligne F. Pellerin. "Cet appareil de grande capacité, remis aux normes pour un coût modique, nous aide à atteindre cet objectif dans de bonnes conditions".

Patrick Bégos


 


Photo : Le Gaec Pellerin (ici Franck) a acheté un pulvérisateur d'occasion, en privilégiant les équipements (dont les buses anti-dérive ZNT).

 






Les investissements réalisés

- un jeu de 56 buses ZNT pour 422 euros
- un gyrolaveur double dans la cuve principale 410 euros
- un kit de nettoyage extérieur 425 euros
- des feux de signalisation
- l'achat d'un débitmètre (500 euros) sur l'aire de remplissage pour charger une quantité précise d'eau.
Soit un total (achat et investissement) de 9 000 euros.









L'exploitation

- Gaec Pellerin
- 2 associés Franck et William
- 300 bovins engraissement de génisses
- SAU de 135 ha dont 107 ha de cultures (blé, maïs, colza, haricots, pommes de terre,…)









Des aides pour équiper les pulvérisateurs


Une partie des pulvérisateurs bretons ne sont pas adaptés à la problématique environnementale. En collaboration avec le Conseil régional, le Crodip a formé un réseau d'agents agréés pour installer les équipements sur les pulvérisateurs existants. Cinq accessoires ont été ciblés : la cuve de rinçage, le système de rinçage de la cuve principale, le bac d'incorporation et le rince-bidon, le kit de lavage extérieur et les buses limitant la dérive (liste ZNT). Pour postuler aux aides, il faut au minimum, après l'opération, que le pulvérisateur ait une cuve de rinçage et des buses ZNT.
Sur les travaux réalisés par une structure agréée, le Conseil régional octroie une aide de 40 % de la facture, avec un plafond d'aide de 650 euros par pulvérisateur. L'artisan ou le concessionnaire apportent, en même temps, des conseils sur le choix des équipements.

Contact :
Crodip, 02 23 48 27 93,
info@crodip.fr, www.crodip.fr



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Date de l'article : semaine du N° du 2 au 8 Avril 2010
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