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Sommaire | " PRODUCTIONS " | Légumes | Article n°10532 |
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Légumes / Sica de Saint-Pol-de-Léon - Seuls les choux s'en sortent en 2009
 

Dans le marasme économique qui n'a pas épargné la production légumière bretonne sur la campagne passée, seule la gamme des choux a réussi à s'en sortir. "Enfin une saison correcte, après deux campagnes moroses en chou-fleur", ont apprécié les responsables de la Sica*, qui tient son assemblée générale ce samedi 27 mars. Le prix moyen de la campagne 2008/2009 s'est établi à 0,49 euro/tête et le chiffre d'affaires payé producteur a augmenté de 13%.
En romanesco, le prix moyen est monté à 0,63 euro/tête sur 2009 - sachant que cette production offre des résultats techniques plus aléatoires que son cousin blanc. "La montée en puissance de ce produit sur le marché du frais" satisfait les producteurs. Les choux-fleurs de couleur ont également connu une bonne dynamique, même s'ils ne concernent que des volumes restreints.


Un bon début de campagne 2009/10


Sur la campagne en cours en chou-fleur, les producteurs espèrent un chiffre d'affaires moyen en hausse, qui serait porté par la période de froid sur l'Europe et par une concurrence démunie de volumes sur l'Espagne, l'Italie et le Royaume-Uni. "Le retard de production est en train d'être rattrapé", évoque Jean-François Jacob, secrétaire général de la Sica. Après une baisse régulière ces dernières années, les surfaces emblavées pour cette saison sont stables. Le potentiel de production s'approche de 90 millions de têtes. En transformation, les contrats ont été reconduits au même prix que l'an passé pour un volume de 15 millions de têtes. "Nous espérons qu'il n'y aura pas d'invendus sur la fin de campagne".
La bouffée d'oxygène en production de choux ne parvient toutefois pas à faire oublier les difficultés rencontrées sur les autres productions en 2009. "Le chiffre d'affaires global Sica est en baisse de 10%, s'établissant à 216 millions d'euros, dont 80% se font en légumes et 20% en horticulture", chiffre le président Pierre Bihan-Poudec.
Parmi les légumes touchés, les artichauts qui ne bénéficient pas de "soupape à l'exportation" : 90% sont consommés en France. En Camus et Castel, les bons rendements et l'arrivée précoce des drageons ont engendré des mois de juin et d'été chargés. Les blocages syndicaux de centrales d'achat ont renforcé le problème d'écoulement de l'offre. Les cours, en baisse, ne sont remontés qu'en fin de saison. De son côté, le Petit Violet a connu son prix moyen le plus bas, à 0,11 euro/tête. "Une partie du marché de la transformation nous a échappé, concurrencé par des artichauts venus d'Amérique du Sud et d'Egypte". A côté de cela, de nouveaux débouchés industriels se sont ouverts en Italie.


Trois années noires en tomate


Autre production touchée, la tomate n'arrive pas à sortir la tête de l'eau depuis trois ans. Elle se positionne en deuxième place en part de chiffre d'affaires Sica, après le chou-fleur et devant les artichauts. La campagne tomate a également été freinée par les blocages de centrales, et l'offre nord européenne en hausse a fait pression sur les prix. En échalote, les difficultés ont commencé en février 2009 et les prix restent très bas sur la campagne en cours. "Seul point positif : la réouverture du marché américain qui devrait absorber 1000 tonnes cette année", tente de relativiser Pierre Bihan-Poudec.

Agnès Cussonneau


Photo : De gauche à droite : Olivier Sinquin (directeur de la Sica), Pierre Bihan-Poudec (président) et Jean-François Jacob (secrétaire général).

* La Sica de St-Pol compte 1 200 exploitations adhérentes (1 500 producteurs) et représente près de 300 000 t de légumes et fruits produits sur 20 000 ha de plein champ et 150 ha de cultures sous abris.





Un cadran européen

Pas facile de mener une réflexion de fond quand les résultats économiques ne sont pas au rendez-vous. Voulant malgré tout croire en l'avenir, les élus délégués de base de la Sica se sont regroupés en séminaire en décembre dernier. Ils ont confirmé leur attachement au cadran, et au partenariat commercial avec les expéditeurs. Ils ont par ailleurs validé le travail en cours de renforcement du cadran. Avec trois autres bassins de production (espagnol, hollandais et belge), les Bretons souhaitent créer une place de marché européenne.
Par ailleurs, les producteurs se sont en majorité prononcés pour la nécessaire restructuration des stations de conditionnement : actuellement 23. "A moyen terme, il devrait rester quatre stations modernes et compétitives et quelques dépôts dans les zones éloignées de la pointe de Brest", précise Jean-François Jacob. La valorisation des co-produits de légumes fait aussi partie des pistes développées par l'OP. Sur la logistique, la Sica s'est regroupée avec d'autres entreprises bretonnes pour créer Combiwest, associant le rail et la route.



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Date de l'article : semaine du N° du 26 Mars au 1 Avril 2010
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