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Ille et Vilaine (35)
Assemblée générale d'AgroBio 35 / Des partenariats locaux à renforcer
 

Ce sont 70 conversions et 125 agriculteurs qui ont bénéficié d'un pré-diagnostic réalisé par AgroBio 35*… Ces chiffres reflètent l'essor de la bio en 2009 sur l'Ille-et-Vilaine, qui se positionne comme premier département breton en surfaces et nombre d'opérateurs aval (préparateurs et distributeurs). Dans un contexte d'augmentation de l'offre en produits bio, les adhérents d'AgroBio 35 ont souhaité réfléchir sur la concertation possible entre les différents acteurs du département : producteurs, transformateurs, commerçants, consommateurs…


Conserver la maîtrise


A l'occasion de leur assemblée générale, le lundi 8 mars à Cesson-Sévigné, ils ont débattu en groupes sur ce thème, dont dépend l'équilibre futur de la filière biologique. De nombreux producteurs ont insisté sur l'importance de conserver la maîtrise de leur développement, de mettre en place des filières à long terme qui ne leur échappent pas. "La surproduction pourrait entraîner une pression sur les prix. Nous devons instaurer une solidarité dans la gestion des marchés", ont-ils fait remarquer.
Face à la concurrence d'autres pays européens en avance sur la France, la carte de la proximité fait partie des solutions développées : vente directe, transformateurs et commerces locaux, restaurants… "De nombreux partenaires peuvent nous permettre de communiquer, d'éduquer les gens à notre mode de production", note un agriculteur. "Associer les consommateurs dans des structures type Amap (Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne) ou "paniers" est aussi intéressant", souligne un autre.
Autre alliance jugée satisfaisante : le GIE Manger Bio 35 qui s'adresse à la restauration collective. S'agissant des GMS, les producteurs bio ne se montrent pas défavorables à des partenariats, "si le rapport de force est équilibré".


Peser dans les négociations en lait


En lait, la problématique se présente différemment du fait des forts volumes traités, avec d'un côté le besoin de gestion des apports, et de l'autre le maintien de la croissance de la demande. En 2009, le prix n'a pas rencontré une baisse trop importante. "Cette année, les négociations s'annoncent plus difficiles", explique le responsable de la Commission lait. D'autant plus que les conversions ont repris massivement : +25 à +50% selon les laiteries. "Les producteurs bio doivent s'organiser pour peser sur la structuration des marchés".
Pour le moment, même si une interprofession à l'échelon régional a le mérite d'exister et si des ponts se créent à divers niveaux, les filières bio ne sont pas organisées assez efficacement, avec à la clé des pertes d'énergie. "Nous devons lever les craintes que connaissent actuellement les producteurs pour que l'agriculture bio soit accessible à ceux qui le souhaitent", conclut Jean-Paul Gabillard, président d'AgroBio 35.
Agnès Cussonneau

* Groupement des agriculteurs biologistes d'Ille-et-Vilaine


 


Photo : A l'occasion de l'assemblée générale, Jean-Paul Gabillard, président d'AgroBio 35 (à droite), et les administrateurs ont souhaité réfléchir sur la concertation possible entre les différents acteurs du département.


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Date de l'article : semaine du N° du 19 au 25 Mars 2010
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