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Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 29 | Article n°10515 |
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Finistère (29)
EARL Lanniouarn, à Plouarzel / Le robot serre la vis au concentré
 

Le robot a la réputation d’avoir la main lourde sur les concentrés. À l’EARL Lanniouarn, il serre la vis. Ou plutôt, il optimise la distribution en fonction de la production. Pour ce faire, un nouveau logiciel, nommé DLM, vient d’être installé par Lely chez Jean-Claude et Jacqueline L’Hostis. Pour apprivoiser cette technologie, les éleveurs le testent actuellement sur 6 vaches qui ont passé le stade du pic de production.


Gestion dynamique de la distribution


Démonstration : Le  11 février dernier, la vache n°23  affichait une production de 48,9 kg de lait pour une consommation de 8,8 kg de concentré pendant la traite (un supplément de 1,5 kg est mélangé à la ration de maïs). À ce stade, l’éleveur décide de voir comment réagirait la vache à une réduction de concentrés. Sur l’écran de l’ordinateur, il coche le n°23. Le logiciel DLM prend en main la complémentation. Le 3 mars, cette vache reçoit 4,3 kg de concentré pour une production effective de 49,5 kg.
En fait, le calcul théorique annonçait 5,5 kg de concentré par jour. Reste que le logiciel qui assure une gestion dynamique de la distribution de concentrés est capable d’aller au-delà de la première approche en fonction de la réponse de la vache. Arrivé au seuil de 5,5 kg, il a continué à restreindre la distribution car, en parallèle, la production ne diminuait pas.
Première question : La vache a-t-elle puisé dans ses réserves pour compenser ? Réponse du robot qui pèse l’animal à chaque passage : elle tient ses 675 kg de poids vif malgré la division par  deux de l’apport de concentré. Les indicateurs matière protéique et matière grasse donnent aussi des indications de suivi à l’éleveur ; de même que le rapport TB/TP qui doit être compris entre 1 et 1,5. « S’il est supérieur à 1,5, le risque d’acétonémie est présent ; inférieur à 1, l’acidose guette », explique l’éleveur qui, parmi d’autres informations, a aussi choisi de faire apparaître l’activité de rumination sur son tableau de bord. « Exemple : cette vache a ruminé 489 mn (+ de 8 heures) sur les dernières 24 heures ».
L’ensemble de ces données permet de visualiser tout de suite, les effets d’un changement alimentaire sur un individu ou sur le troupeau.


Approche économique vache par vache


Reste que la réduction de concentrés n’est pas une finalité en soi. Si le logiciel est capable de restreindre la quantité de concentrés distribuée, il est aussi capable de rectifier à la hausse lorsque la production chute suite à un rationnement trop sévère. Tout comme il est capable de pousser la vache en augmentant progressivement la quantité de concentré tant que la vache répond en production.
Mais si le robot calcule et exécute les ordres, c’est bien l’éleveur qui décide de la ligne de conduite après avoir. C’est lui qui rentre les paramètres économiques propres à son élevage et qui interviendront dans les calculs opérés par l’ordinateur : prix de base du lait, prix du concentré, coût de production des fourrages et quantité ingérée, prix du gramme différentiel de matière grasse et matière protéique, TP et TB moyens.
Autrement dit, ce logiciel permet une véritable approche économique vache par vache. Alors que jusqu’à présent la complémentation classique ne tient pas véritable compte des variations d’efficacité alimentaire entre animaux.
Didier Le Du


 


Photo : Jean-Claude L'Hostis, éleveur à Plouarzel, et Stéphane Kuntz, responsable commercial Lely Center.








>>> Porte ouverte

L’EARL de Lanniouarn, à Plouarzel, organise une porte ouverte le jeudi 25 mars (route de Saint-Renan à Plouarzel).
Cet élevage de 52 laitières est équipé d’un robot A3 Next depuis octobre 2009. « L’avantage du robot, c’est la souplesse. Pendant des années, nous nous sommes levés à 5 h du matin ; nous avions envie de revoir l’organisation. Pour autant, le robot n’exclut pas une vigilance et une surveillance assidue des vaches », indique Jean-Claude L’Hostis, avant de préciser « qu’il n’existait pas de possibilité d’extension de la salle de traite datant de 1976. Dans ce cas, il aurait fallu allonger le bâtiment ».
Les éleveurs n’ont pas changé leur système fourrager. Les vaches continuent d’aller à l’herbe. « La surface accessible est de 15 à 18 ares/VL. Les terres sont séchantes, ce qui limite la durée de pâturage. Le maïs est donc largement présent dans la ration ».



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Date de l'article : semaine du N° du 19 au 25 Mars 2010
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