
Le dossier laitier a focalisé une part importante des débats. Bernard Fougères, vice-président de l’Organisation des Producteurs de Lait, branche lait de la Coordination a rappelé l’attachement de la structure à la création d’un Office européen du lait. Satisfait que « le directeur de cabinet de l’Agriculture, M. Vinet, ait admis que cet office était compatible avec l’idée européenne ».
Persuadé que la dimension européenne de la grève du lait a permis une prise de conscience, il se réjouit que « des voix commencent à se faire entendre dans ce sens ». Et insiste sur le fait que la France doit être moteur pour faire avancer le dossier de la régulation laitière au niveau de l’Europe. Il rappelle que 22 des 27 pays de l’Union ont émis un avis favorable dans ce sens.
Par contre, il affiche une farouche opposition à toute idée de contractualisation qui ne ferait selon lui qu’accélérer la disparition de nombreux producteurs et serait la fin de la liberté pour les autres. Il espérait aussi que le président Sarkozy ferait des annonces au salon.
De son côté Nicolas Jacquet, vice-président de la Coordination Rurale Union Nationale a jeté un œil très critique sur la politique agricole. Et dénoncé la pression des grands groupes économiques sur la production agricole. Il invite les agriculteurs à se battre pour rester maîtres de leurs productions. Ne croyant pas à la vocation exportatrice sur la plupart des marchés agricoles, il demande que la préférence communautaire soit réactivée. En se montrant aussi très suspicieux sur le rôle des organisations majoritaires (syndicalisme).
Pierre Dénès
Photo : Pierre Lec’hvien, président de la Coordination Rurale 22 entre Nicolas Jacquet, (à gauche) vice-président de la Coordination Rurale Union Nationale et Bernard Fougères, vice président de l’OPL.