Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " PRODUCTIONS " | Veaux | Article n°10500 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 25 mai 2012) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
Veau de boucherie / La Coopéva clôture une année correcte
 

En résumé, l'année 2009 aura été correcte", commente Christian Merret, vice-président de la Coopeva. Caractéristique de la structure, la caisse de péréquation n'aura pas eu à fonctionner dans l'année, ce qui dénote une situation de marché relativement correcte. Rien de mirobolant pour autant : "en moyenne sur l'exercice, nos adhérents ont vendu leurs veaux 4,63 euros / kg pour les Prim'Holstein, et 5,57 euros pour les croisés", indique le président Yvon Prigent, chaque catégorie de veaux représentant environ la moitié des volumes. Si les cours du veau gras se sont globalement bien tenus, c'est qu'une sorte d'équilibre s'est opérée en France entre l'offre et la demande : avec l'arrivée du découplage de la PAB, la production s'est régulée, contrebalançant une consommation en régression. "On reste sur une situation tendue, alerte Christian Merret. Il y a toujours une concurrence entre viandes, celle de veau restant réputée chère."


Coopéva : plus de veaux


La coopérative a commercialisé 19 550 veaux sur l'exercice 2009 par sa trentaine d'adhérents, soit un volume supérieur que l'année précédente (15 105). Signe, sans doute, d'un meilleur moral des éleveurs, qui ont utilisé à plein leurs places disponibles en bâtiment. Le prix de l'alimentation était là pour les encourager : en moyenne, le prix du kilo d'aliment à 30 % de poudre de lait écrémé a atteint 1,08 euro sur 2009, soit un niveau largement plus raisonnable que celui de 2008. "Ces cours n'étaient de toute façon pas tenables, rapporte le président. En fait, nous avons connu la crise avant les autres productions."


Priorité à la technique


Dans un telle conjoncture, pas d'autre choix que de tirer tous les résultats techniques vers le haut. Pour ce faire, la Coopéva a décidé de libérer du temps à ses deux salariés afin qu'ils se rendent régulièrement dans les élevages des adhérents recenser les résultats technico-économiques, et dans les abattoirs relever la qualité des veaux gras. Objectif : identifier les marges de progression, poste par poste. Pour certains, cela pourra concerner l'alimentation ; pour d'autres l'isolation, le chauffage de l'eau représentant un important poste de charges... "Vu la variabilité actuelle des résultats, il y a une énorme marge de progrès", souligne le président. Le but est aussi de permettre une meilleure adéquation de l'offre aux besoins des abatteurs. "On ne peut plus produire pour produire." Le poids des animaux, notamment, ne doit pas constituer une fin en soi.

Anne-Laure Lussou


>>> Contact : Coopéva, 02 98 79 68 38




Légende photo : La Coopeva emploie deux salariés à temps plein, Jocelyn Prigent et Katell Guizien (photo).

 



Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 19 au 25 Mars 2010
Imprimer l'article Imprimer l'article



Quand le café devient grand cru





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 12812 depuis 1997)