Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 56 | Article n°10494 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 17 février 2012) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
Morbihan (56)
Entreprises en difficulté financière / La procédure de sauvegarde donne du souffle
 

Permettre à l'entreprise de refaire un peu de trésorerie. C'est le but de la procédure de sauvegarde. Engagée à temps, impérativement avant que l'entreprise ne soit en état de cessation des paiements (actif disponible ne couvre plus le passif exigible), elle permet d'éviter le dépôt de bilan qui débouche, soit sur un redressement judiciaire, soit sur une liquidation.


Avantages


Proche du redressement judiciaire, la procédure de sauvegarde a ses particularités. "La sauvegarde présente deux avantages par rapport au redressement", avance Myriam Gobbé. "Les cautions et co-obligés sont protégés pendant toute la durée du plan; sauf, bien entendu, si  ce plan n'est pas respecté". Le deuxième avantage est de permettre à l'entreprise de continuer, éventuellement, à investir, si son redressement l'exige, pour se moderniser. "Une exploitation agricole peut ne pas être en difficulté financière parce que l'exploitant ne  réalise aucun prélèvement privé. La famille vit grâce au salaire du conjoint. Dans ce cas, le tribunal peut accepter une procédure de sauvegarde. La banque pourra financer un investissement de modernisation sans risquer d'être condamnée, ultérieurement, pour soutien abusif".


Une demande au tribunal


Pour bénéficier d'une mesure de sauvegarde, le chef d'exploitation doit se rendre au tribunal (TGI) accompagné ou non d'un avocat ou de son comptable. Si le président accepte la mise en place d'une procédure de sauvegarde, le paiement des créances antérieures au jugement est suspendu. Un mandataire judiciaire est nommé. Le tribunal fixe une période d’observation de six mois, renouvelable une fois. Durant cette période d’observation, l’exploitant conserve la gestion de son entreprise et règle ses dépenses courantes. Le mandataire judiciaire a pour mission de vérifier l’état des créances et d’élaborer avec l’exploitant un projet de redressement. Comme pour les autres procédures, le plan de redressement repose sur l'évaluation d'une capacité de remboursement de la dette, à répartir entre les différents créanciers. "Le remboursement est étalé sur 15 ans, sans intérêts, sauf pour la dette bancaire". Le paiement de la première annuité intervient deux ans après le jugement au tribunal (période d'observation de deux fois six mois + une année). "Les annuités du plan peuvent être progressives, dans l'intérêt de l'entreprise". Un plan, qui doit, au préalable, être validé par le tribunal.
Bernard Laurent


Photo :Vendredi dernier, la Coordination rurale et son président Noël Rozé, a convié les agriculteurs à une réunion d'information à Moréac, sur la procédure de sauvegarde. À droite : Myriam Gobbé.




La sauvegarde fait l'objet d'une publication

Contrairement aux procédures amiables (Aides financières aux exploitations agricoles et Règlements amiables judiciaires), les accords des créanciers, obtenus en réunions de conciliation, ne sont pas nécessaires. Comme dans le cas des redressements judiciaires ou des liquidations, la procédure de sauvegarde fait l'objet d'une publication (Pas de publicité en procédures amiables). L'intervention du mandataire judiciaire peut être facturée, selon les dossiers, à plus de 5 000 euros. Dans tous les cas, et compte tenu des enjeux et des options possibles, l'avis d’un conseiller (comptable, avocat) est primordial.



Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 12 au 18 Mars 2010
Imprimer l'article Imprimer l'article



La révolution rurale des années 60





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 12487 depuis 1997)