Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 29 | Article n°10490 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 10 février 2012) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
Finistère (29)
Groupement Porfimad / L’indépendance contre vents et marées
 

On l’attendait dans Aveltis en tant que pièce rapportée par Initia.  Porfimad n’y est pas. Les nombreux observateurs qui traçaient des plans sur la comète se sont trompés. C’était sans compter la détermination des éleveurs du groupement de rester indépendant des outils d’amont et d’aval. « Nous pensons que c’est la meilleure politique pour l’éleveur », dit sans détour François Pot, président.


Indépendance, transparence, cohérence


Petit retour en arrière. Depuis sa création, Porfimad brandit ses trois valeurs qu’il fait siennes : indépendance, transparence, cohérence. Un trépied solide qui, selon François Pot, permet à l’éleveur « d’être patron chez soi ».
Pour ce qui est de l’indépendance et la transparence, elle passe par un fort attachement au marché. « 75 à 80 % des porcs du groupement passent par le cadran. Pour l’éleveur, c’est la seule solution pour garder la propriété de son quai. L’éleveur ne peut pas prendre tous les risques (financiers, d’élevage, etc.) et donner ses cochons  », illustre le président qui soutient vivement la campagne de sensibilisation menée par les FDSEA bretonnes. « Le marché du porc est régi par l’offre et la demande. Pour que le MPB fonctionne 25 % des porcs produits en Bretagne doivent y être commercialisés. Cela permet de gagner 5 à 6 cts de moyenne annuelle sans pénaliser les abatteurs ».
Quand ce groupement invoque la cohérence, il pense à une production de type naisseur-engraisseur attachée au sol avec une part plus ou moins de traitement. « Mais surtout, l’éleveur doit transformer ses céréales. Pour un poste qui représente 60 % du coût de production, c’est le premier métier avant de savoir acheter du soja qui rentre pour 15-20 % dans l’alimentation des porcs », resitue le président, en indiquant qu’une bonne collaboration entre une commission d’éleveurs et le service nutrition permet d’informer au mieux l’ensemble des adhérents. « Le MPB permet de rester propriétaire de ses quais ; la Faf de ses silos », image encore F. Pot.


Viser le meilleur prix de revient


Bref, le groupement continue de revendiquer « son expertise indépendante » sur tous les fronts. « Quel que soit le domaine, nous avons des tandems éleveurs-techniciens. L’objectif étant d’apporter le meilleur conseil, indépendant de toute relation commerciale, pour avoir le prix de revient le meilleur », poursuit Jacques Guéguen, directeur. « Tout cela en ayant en face le juste prix permis par le marché ». Et François Pot de conclure : « A quoi bon donner 2-3 ct de prime de fidélité, avec des contraintes d’approvisionnement. Apprendre à bien trier ses cochons permet déjà de récupérer cette plus-value. À condition encore que des réglementations environnementales économiquement incompatibles ne viennent pas grever tous les efforts consentis pour construire les revenus ».

Didier Le Du




Photo : François Pot, président, et Jacques Guéguen directeur de Porfimad.








Comment installer ?

Une commission de « jeunes éleveurs entrepreneurs » fonctionne au sein du groupement. Pour ce groupe, « les jeunes doivent trouver du financement prioritairement dans les banques et par des crédits vendeur. Les contrats de financement par des coopératives filières sont trop pénalisants pour une réelle entreprise et nous privent de liberté et des opportunités économiques».

Les jeunes rappellent que « les annuités doivent se rembourser par les performances technico-économiques, le cœur de métier du groupement est bien là». Et d’expliquer : « Un des volets de la Loi de modernisation de l’agriculture (LMA) est le renforcement de la compétitivité qui est déjà très bonne en Bretagne au niveau de la production: le prix de revient du porc est l’un des plus faibles en Europe. Àl’aval d’être aussi performant ».



Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 12 au 18 Mars 2010
Imprimer l'article Imprimer l'article



La révolution rurale des années 60





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 12466 depuis 1997)