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Sommaire | " PRODUCTIONS " | Céréales | Article n°10479 |
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Céréales / Une collecte de 582 000 t à Coopagri Bretagne - Bon pour la collecte, moins pour les prix
 

Malgré une moisson laborieuse, en 2009, les rendements ont été au rendez-vous. "La collecte globale de Coopagri Bretagne a atteint un niveau record de 582 000 t soit 10 % de plus qu'en 2008", souligne Philippe André, nouveau président de la section. "Les synergies développées au sein de Caliance ont permis une bonne maîtrise des coûts par la centralisation de la logistique et la bonne utilisation des séchoirs". En céréales, 50 % des charges opérationnelles de collecte sont des frais de transport. La capacité des séchoirs des partenaires de Caliance a été utilisée à plein, grâce à l'étalement des dates de récolte.


Exportation de blé et maïs


Le nombre de fabricants bretons d'aliment diminue, ainsi que leur tonnage. Certains privilégient une politique d'achat de trains complets de céréales en Eure-et-Loir. "L'exportation constitue une solution pour dégager des volumes : 75 000 t de blé meunier sont parties de Nantes-Saint Nazaire", détaille Bruno L'hour. "Nous avons également acheminé 36 000 t de maïs vers l'Irlande, la Suède et le Portugal, par Saint Nazaire, Lorient ou Saint Malo". Par contre, l'orge et le triticale n'ont pas d'autres alternatives que l'alimentation animale bretonne. Pour le colza, l'usine de trituration de Montoir est le principal débouché. "Nos ventes aux éleveurs fabricants à la ferme progressent et représentent 10 % de notre collecte".   
Si la collecte est record, la commercialisation est à la peine. Le bilan mondial des céréales montre une récolte et une consommation en retrait d'où l'augmentation du ratio stock/consommation qui passe à 30 % en fin de campagne au lieu de 20 % en 2008. "Notre métier de collecteur consiste à dégager du blé de l'Est de la Bretagne (Sud 35 et 56) vers l'exportation pour réduire d'autant les quantités destinées à l'alimentation animale et la pression sur les prix", déclare Michel Le Friant.


Des protéines et de la qualité


"Pour vendre à l'export, il faut de la qualité", résume le responsable céréales. Un client comme l'Algérie demande un taux de protéine supérieur à 11 %, un PS supérieur à 78 et une humidité de moins de 14 %. Ils exigent les normes européennes pour les mycotoxines. "En Bretagne, nous avons du mal à atteindre un taux de protéine de 11 %. Nous devons en permanence tirer la qualité vers le haut pour être compétitif face à des clients comme l'Allemagne, l'Ukraine". Après la qualité, la seconde contrainte, c'est l'impact du taux de change. Pour un blé vendu à un client algérien à 166 dollars/t, le prix perçu, pour une parité euro/dollar de 1,30 valorise le blé à 124 euros/t mais si la parité remonte à 1,50, la valorisation du blé baisse à 110 euros/t. 
Le maïs, dont le prix est supérieur de 10 euros/t. au prix du blé, est rejeté par les fabricants d'aliment. L'orge est scotchée au prix d'intervention, son prix est inférieur de 25 euros/t. à celui du blé. La modification des règles de l'intervention en UE, au 1er juillet, pénalisera encore plus les céréales. On risque de démarrer la campagne avec un stock de 5 millions de tonnes dont 80 % d'orge.     
"Difficile d'être optimiste pour 2010", estime Michel Le Friant. On attend une récolte mondiale en repli, mais la consommation est aussi en légère baisse. "L'analyse du marché nous donne des éléments haussiers comme la progression du marché de l'énergie et de la production d'éthanol (USA et UE) ainsi que le retour des fonds spéculatifs". Mais, il y a aussi des facteurs de baisse comme le stock de report de blé meunier, l'augmentation des volumes en France, la modification des règles d'intervention européennes. "Il faudra s'habituer à la volatilité des prix des céréales et s'adapter à la variation des parités euro/dollar".

Patrick Bégos


 


Photo : De gauche à droite Michel Le Friant, responsable céréales Coopagri Bretagne, Philippe André, président de la section céréales, Gérard Maillet, directeur général adjoint.








Progression de l'orge et du maïs

Les volumes en blé se sont stabilisés, ceux de triticale ont baissé de 10 %. Par contre, deux cultures ont beaucoup progressé en volume : l'orge à + 23 % et le maïs à + 39 %. La collecte de maïs a frôlé les 143 000 t., avec de très bons rendements, notamment à l'Est de la Bretagne. En colza, les tonnages ont baissé de 3 % alors que les surfaces ont diminué de 10 %. 



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Date de l'article : semaine du N° du 12 au 18 Mars 2010
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