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Sommaire | " PRODUCTIONS " | Bovins Viande | Article n°10399 |
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VIANDE BOVINE / Nicolas Priour, installé à Moutiers (35) - Conduire viande et lait, seul et sans souci
 

Étant installé en individuel, en lait et en viande, il m'a fallu rationaliser les choses pour ne pas être débordé", explique Nicolas Priour, éleveur à Moutiers (35), devant un petit groupe d'autres éleveurs de viande bovine réunis en groupe de progrès (lire ci-dessous) à l'initiative d'Arco. Une rationalisation qui s'est traduite, dans un premier temps, en 2008, par la construction d'une stabulation neuve pour les 100 JB Charolais qu'il engraisse. Cette dernière est ouverte sur un pan, d'où une bonne circulation de l'air. Elle fonctionne en système litière accumulée. "Je cure tous les quatre mois et le fumier, assez compact, est stocké directement au champ", détaille l'éleveur. L'ancien bâtiment, qui jouxte le nouveau, a été conservé. Il abrite un couloir de contention avec cage de pesée. Si l'éleveur travaille seul, il apprécie néanmoins le concours d'une tierce personne lors d'intervention sur les animaux, par souci de sécurité.


Alimentation en deux temps


Chaque jour, il distribue l'alimentation à la dessileuse pailleuse classique (pas de mélangeuse) à la fois aux laitières et aux JB, qui se trouvent sur deux sites distincts mais le trajet est réalisé en à peine 5 minutes, d'où un temps de transport minime. Le couloir d'affouragement est totalement bétonné. Côté concentrés, ils sont apportés à la main, ce qui donne au passage l'occasion de mieux observer les animaux. De la paille est à disposition dans les râteliers. Enfin, cette année, du maïs grain humide est aussi au menu suite aux bons rendements enregistrés. Avec ce programme alimentaire, l'éleveur obtient des poids d'environ 430 kg de carcasse à 19-20 mois.


Sanitaire : du préventif


Le sanitaire est un point fondamental, et notamment la phase d'arrivée des animaux, vers 8 mois. En préventif et compte tenu de son temps disponible et de son temps de présence sur le site, Nicolas Priour pratique un apport d'antibiotiques en complément des vaccins classiques. Une stratégie qui a un coût (13 euros / animal pour l'antibiotique) mais qui correspond au fonctionnement de son exploitation. Lors de la réunion d'Arco, les différentes stratégies sanitaires ont été décrites par le vétérinaire de la structure, afin que chaque éleveur puisse trouver la sienne et identifier les marges de progrès.

Anne-Laure Lussou


 


Photo : Nicolas Priour est installé en individuel en activités lait (250 000 l) et viande engraissement (100 JB Charolais).

 








Des groupes de progrès par secteur

Arco s'est lancé dans la mise en place de groupes de progrès qui consistent à réunir des éleveurs, par petit groupe (6 à 12) et par secteur géographique, sur un thème technique précis comme cela était le cas le 10 février chez Nicolas Priour. 12 à 15 groupes ont été mis en place sur la zone Ter' Elevage, dont 6 sur la zone Arco-Gibev. Soit un total de 120 à 150 éleveurs sensibilisés.



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Date de l'article : semaine du N° du 19 au 25 Février 2010
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La révolution rurale des années 60





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