Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " GESTION DE L'EXPLOITATION " | Article n°10378 |
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Volailles de chair / En 8 ans, 38% d’éleveurs en moins - La filière perd des éleveurs et des surfaces
 

En Bretagne, il y avait en 2008, 2 643 producteurs de volailles de chair, contre 4 286 lors du recensement de 2000. C'est le résultat de l'enquête réalisée par le service Statistiques Agreste-Draaf auprès des exploitations avicoles. En 8 ans, la baisse du nombre d'éleveurs est de 38 %. Elle a été forte entre 2000 et 2004 (-27 %) compte tenu de la crise qui a touché le secteur et de la diminution des marges.


- 32 % pour les surfaces


La baisse s'est ralentie ces 4 dernières années (- 15 %) avec l'amélioration de la conjoncture. Elle est plus forte en Morbihan (-19 %), qui a la plus forte densité d'éleveurs (931 éleveurs soit 35 % des éleveurs bretons). La baisse est également importante en Finistère (-17 % en 4 ans), où le nombre d'éleveurs est le plus faible (468).
Les surfaces d'élevage suivent la même courbe (- 15 % en 4 ans) avec une perte de 778 000 m2. Le Morbihan totalise 1,62 million de m2 de poulaillers (1 700 m2 par élevage). Le Finistère et les Côtes d'Armor sont à égalité (1,035 million de m2) mais les tailles d'élevage sont différentes : 2 200 m2 par exploitation en Finistère avec une spécialisation en production de poulets légers type export. En Côtes d'Armor, la surface moyenne est de 1 578 m2, avec la présence soit d'élevages de production standard, soit d'élevages plus petits de volailles fermières. En Ille et Vilaine, la production fermière avec parcours est dominante, d'où une taille d'élevage plus faible (1 032 m2) qu'ailleurs.


Moins de jeunes éleveurs


L'enquête montre également que la filière volaille attire moins les jeunes chefs d'exploitation. En effet, en 2004, 27 % des aviculteurs bretons avaient moins de 40 ans et 31 % plus de 50 ans. La situation est tout autre en 2008 : 18 % ont moins de 40 ans et 39 % plus de 50 ans. Ce constat se vérifie aussi dans les autres productions animales. 92 % de la filière avicole bretonne est en intégration totale et 6 % en intégration partielle.  La vente en direct ne concerne que 2 % des volumes produits.


4 poulets sur 10 sont bretons


Si le parc de bâtiments se réduit, la production a globalement beaucoup moins baissé, compte tenu de la productivité et de la vitesse de rotation. Ainsi la production de poulets (273 millions de têtes) est restée quasiment stable entre 2004 et 2008 (-1 %).  Quatre poulets sur dix produits en France sont bretons. La Bretagne est notamment en pointe sur les poulets légers (69 % de la production française) et sur le poulet standard (36 %). Ce n'est pas le cas pour les poulets sous signe de qualité, synonymes de valeur ajoutée (8 % seulement de la production française).  
La production de dindes a sérieusement baissé en 4 ans (28,2 millions de têtes produites en 2008 au lieu de 38,9 en 2004 soit - 27 %). La Bretagne représente toutefois 48 % de la production française. Un canard à rôtir sur quatre est également produit dans la région, malgré la baisse de 6 % de la production en 4 ans. La pintade fait figure d'exception dans le paysage avicole breton : elle a progressé de 61 % entre 2004 et 2008.


Patrick Bégos


 


Photo : Les 2 643 éleveurs bretons de volailles de chair ont une surface moyenne de 1 626 m2 de poulaillers. La production de poulets est dominante et quasi stable depuis 4 ans.







Que deviennent les déjections avicoles ?

Près de 9 producteurs sur 10 ne réalisent aucun traitement de leurs déjections ; 6 % traitent totalement et 6 % le font partiellement. Le compostage est la méthode la plus utilisée. Les fumiers non traités sont épandus sur les terres des producteurs
(57 %) ou sur les terres prêtées (40 %). 3 % des producteurs cèdent les fumiers à un mandataire. Que deviennent les déjections traitées ? Pour 39 % d'entre elles, elles sont épandues sur les terres et 61 % sont cédées à un mandataire pour un transfert hors Bretagne dans la plupart des cas.



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Date de l'article : semaine du N° du 12 au 18 Février 2010
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