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Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 35 | Article n°10363 |
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Ille et Vilaine (35)
Christian Veillaux à l'AG du syndicat Limousine 35 / S'adapter autant que possible à la Pac
 

Chargé de faire le point, devant les adhérents du syndicat Limousine 35, sur l'impact de la nouvelle Pac en vaches allaitantes, Christian Veillaux, de la Chambre d'agriculture, donne d'emblée le ton : "les dés sont jetés puisque le nouveau montant d'aides repose sur des déclarations passées sur lesquelles il n'y a plus rien à faire. En revanche, de nouvelles possibilités existent : mieux vaut ne pas les négliger". Avant de préciser que l'aspect conditionnalité des aides sera, à nouveau, renforcé, ce qui devrait entraîner à être encore plus vigilants sur les aspects administratifs.


MAE entre autres


Au rang des possibilités d'adaptation à la nouvelle Pac : les MAE. "L'Ille-et-Vilaine devrait être peu concernée par l'aide à la diversité des assolements, la MAE rotationnelle ou encore la MAE conversion à l'AB. En revanche il peut être intéressant de se pencher sur les MAE mises en place sur certains BV, en se renseignant directement auprès d'eux car elles ne sont pas uniformes", invite le conseiller. La MAE territoriale de réduction des produits phyto, notamment, connaît un bon succès dans le département (140 nouveaux contrats en 2009, essentiellement dans les BV du Meu, de la Haute Rance et de Vilaine amont).
Autre possibilité d'adaptation : l'aide aux protéines végétales, mise en place à partir de cette année pour un montant (dégressif) de 150 euros / ha. Il peut s'agir de pois, féverole, lupin doux, et de mélanges céréales  / protéagineux dans la mesure où ces derniers représentent plus de 50 % des espèces. Reste à voir comment sera évalué ce pourcentage. Les nouvelles surfaces en légumineuses fourrages, auparavant implantées en Cop, sont également éligibles, l'année de leur implantation.
Troisième piste d'adaptation évoquée par le conseiller : l'aide au maintien de l'agriculture biologique (AB), qui intervient lorsque l'exploitation ne bénéficie plus d'aides à la conversion. Le montant apporté dépend, alors, de la culture : 100 euros / ha de cultures annuelles et PT, 80 par ha de PP ou PT à longue rotation… "Il faut y réfléchir", incite Christian Veillaux. Les groupements bio proposent, dans ce cadre, des diagnostics gratuits pour évaluer les changements à opérer sur son exploitation en cas de conversion.


Impact négatif


Malgré leur diversité, ces nouvelles aides ne devraient pas permettre, pour les producteurs de viande bovine de l'Ouest, de compenser la perte d'aide engendrée par la nouvelle Pac. "Sur les 14 exploitations que nous avons suivie, la baisse d'aides engendrée par le découplage et ses réorientations a atteint 4 à 14 %, en étant d'autant plus importante que la part de Scop et le nombre de PMTVA/ha d'herbe étaient élevés. Or, les possibilités de capter de nouvelles aides, pour compenser cette baisse, sont réduites", commente Christian Veillaux. Pour qui la compensation pourrait, alors, venir soit d'une amélioration du marché soit d'une amélioration technique : il faudra alors tabler sur une augmentation du prix de la viande de 7 centimes d'euro / kg vif, ou sur une augmentation de la quantité de viande produite par an de 1315 kg, ou encore sur une baisse du coût alimentaire de 11 %. Aucune de ces pistes n'étant gagnée d'avance, autant miser sur les trois à la fois.

Anne-Laure Lussou


 


Photo : Christian Veillaux, en charge de la viande bovine à la Chambre d'agriculture, Didier Gilbert et Gilbert Léonard, président et secrétaire du syndicat Limousine 35.

 






Label : un bilan des ventes en cours


C'est suite à une demande du syndicat Limousine 35 que le GIE Proralim et Christian Veillaux, de la Chambre d'agriculture, ont enclenché un bilan des ventes, collectif et par adhérent, des volumes fournis au label sur 3 ans. L'objectif est que chacun puisse faire le point sur la qualité qu'il fournit afin d'envisager des leviers d'amélioration. Dans un premier temps, l'opération a été effectuée pour les éleveurs du 35 et du groupement Arco (qui se charge de la partie conseil), mais elle devrait prochainement concerner tous les apporteurs au label. "Je suis convaincu de l'intérêt de ce travail, a réagi Didier Gilbert, président du syndicat 35. Il faut tirer tous les résultats vers le haut." En Ille-et-Vilaine, le prix moyen des animaux labellisés a atteint 4,08 euros / kg sur 2006-2009, soit 1558 euros / animal. À 69 %, sur 2006-2008, les causes de non labellisation étaient maîtrisables en élevage (53 % la conformation, 21 % le gras, 14 % l'âge et 12 % le poids).



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Date de l'article : semaine du N° du 5 au 11 Février 2010
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