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Finistère (29)
Choix du tracteur en Cuma / Faire le compromis entre prix et confort
 

Le tracteur d’aujourd’hui : un concentré de dernières technologies. Des technologies qui participent au confort de conduite, mais qui ont aussi un prix. Car en tracteur, comme en voiture, on fait rarement le choix du moins, du retour en arrière.
Le petit plus séduit toujours. Prise individuellement, l’option n’est pas forcément coûteuse, mais la multiplication des options finit par saler la note. D’autant que toutes les possibilités offertes par les nouvelles technologies sont rarement utilisées à 100 %. Comme sur un téléphone de dernière génération, combien de menus ne serviront jamais. Encore moins quand il s’agit de chauffeurs occasionnels, comme les adhérents de Cuma qui prennent le tracteur une fois dans la saison pour semer, pour botteler, etc.


Penser à la facture


Lors de l’assemblée générale de la Fédération des Cuma, à Saint-Yvi, Ronan Kerrien, président de la Cuma du Frout, à Taulé, a présenté les critères de choix qui priment dans sa Cuma.
« Nous avons deux tracteurs identiques de 110-120 CV qui effectuent un total de 1 800 heures par an. Nous les changeons tous les 3 ans maximum. D’une part, parce que la garantie supplémentaire souscrite de 3 ans court toujours et, d’autre part, parce qu’en opérant de la sorte, nous avons un prix horaire stable sur la durée. En effet, sur trois ans, les réparations sont quasi inexistantes, les pneus ne sont pas changés, etc., ce qui  permet de contenir les frais ».
Dans cette Cuma du Nord-Finistère, cette politique de remplacement aboutit à un coût horaire sans chauffeur de 20 euros/heure en 2007 et 25 euros/ heure en 2008.
« L’augmentation de 2008 est à mettre au compte de la hausse du prix des carburants. En 2009, nous devrions être légèrement en dessous ».
Aujourd’hui, l’heure est venue de changer les tracteurs. Objectif affiché par la Cuma : « Plus le coût sera bas, mieux se portera l’adhérent », résume R. Kerrien.
Pour ce président de Cuma, le choix d’un tracteur est le compromis entre trois critères : « Il faut faire la part des choses entre le confort de travail du chauffeur, les performances du tracteur et le coût pour l’adhérent ». Et d’apporter cet élément de réflexion qui est au cœur des discussions dans la Cuma du Frout : « La technologie avance, mais a-t-on besoin de tout ça ? D’autant que si le coût du tracteur augmente de 20 %, ses performances n’augmentent pas d’autant, ce qui signifie que le prix payé par l’agriculteur ne baisse pas proportionnellement ».
Plutôt que se focaliser sur les options, la Cuma de Taulé préfère regarder du côté des services : « Nous sommes très sensibles à la réputation de la concession. Nous voyons aussi s’il y a possibilité d’avoir un tracteur de remplacement en cas de panne, etc. ».


D. Le Du


Photo : Le choix du tracteur conditionne le montant qui apparaît sur la facture de l’adhérent.

 






Pierre Demeuré
Conseiller machinisme,
Chambre Agriculture


 


« Faut-il prendre toutes les options ? »


Il est dommage de n’utiliser qu’un tiers des options. D’où ma question : « Faut-il vraiment prendre toutes les options proposées ? ». Le conseiller machinisme de la Chambre d'agriculture invite aussi à débroussailler le terrain sur les nouvelles normes qui brouillent un peu l’agriculteur : « Certaines marques parlent en chevaux Din, d’autres en Iso, d’autres en ECE R24 ». Sans oublier les nouvelles dénominations comme le Power boost qui confère une surpuissance au tracteur notamment quand ils roulent vite. En attendant qu’ils volent…


 






Jean-Jacques Canévet
Chauffeur Cuma Plonéis


 


« Un confort de travail »


Jean-Jacques Canévet, chauffeur à la Cuma de Plonéis, reconnaît que « c’est un vrai plaisir de piloter les tracteurs actuels ; à condition de les avoir bien en mains ». Ce chauffeur expérimenté ne tarit pas d’éloges à l’égard des programmations qui facilitent le travail au quotidien des chauffeurs.
Reste que « pour les chauffeurs occasionnels », ce spécialiste recommande « les choses simples, comme les distributeurs mécaniques ».



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Date de l'article : semaine du N° du 5 au 11 Février 2010
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