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Sommaire | " PRODUCTIONS " | Bovins Viande | Article n°10344 |
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La FNB pour une marge minimale à l’éleveur / Des contrats référencés sur des indicateurs
 

La FNB a lancé une réflexion sur un « contrat à envergure nationale » entre éleveurs, organisations de producteurs et abatteurs. Les éleveurs ont voulu saisir l’occasion de la future loi de modernisation de l’agriculture, qui devrait imposer la mise en place de contrats dans la plupart des secteurs agricoles.


Un indicateur du coût de production


Ce contrat viserait donc à garantir une marge minimale à l’éleveur. Actuellement, le syndicat estime qu’il manque 30 centimes d’euros par kilo de carcasse au prix de producteur. Il s’agirait donc d’officialiser un indicateur du coût de production permettant de définir la marge de l’éleveur dans le contrat. Cet indicateur serait validé à la fois par les professionnels et les pouvoirs publics.


Favorable à l’intervention de l’Etat


Par ailleurs, la FNB a proposé de créer un fonds (cofinancé à 50 % par la production, 50% par les pouvoirs publics) destiné à aider les éleveurs. « On monte le projet avec les éleveurs et les pouvoirs publics, explique Guy Hermouet, vice-premier président de la FNB. Au bout de 5 ans, on devrait atteindre une vitesse de croisière, ce qui permettrait de ne plus avoir besoin des pouvoirs publics. » Cette « caisse » interviendrait par exemple si le prix de production est inférieur à 3,7 euros alors que le coût de revient est à 4 euros par kilo de carcasse. Le syndicat précise qu’avant de recourir à cette solution, dans le cas où le prix de production se situe entre 3,7 et 3,9 euros, ce serait à l’entreprise et à l’éleveur d’intervenir.
Le contrat sécuriserait aussi l’approvisionnement des abatteurs, via la mise en place d’un cahier des charges pour que l’offre soit en adéquation avec la demande. « Nous voulons commencer par contractualiser 30% de la production de jeunes animaux (jeunes bovins, boeufs et génisses), explique Guy Hermouet. Cela doit créer un effet de levier.»




Légende photo : La production de jeunes bovins est prévue en baisse de 6% en 2010.




Viande bovine : prévision d’accroissement du déficit en 2010
La diminution de la production de viande bovine est prévue à hauteur de 4%. D’après l’Institut de l’élevage, le coup de frein serait sensible à partir de la nouvelle campagne laitière qui débute en avril 2010. Un repli de l’offre qui touchera l’ensemble des catégories, à l’exception du veau de boucherie. Le cheptel laitier réduit en 2009 entraînera une réduction des abattages de type laitier et la disponibilité des femelles de type allaitant ne compensera pas la diminution de l’offre de type laitier. La production de jeunes bovins continuera également son repli en 2010, une baisse estimée à -6%.



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Date de l'article : semaine du N° du 5 au 11 Février 2010
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