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Sommaire | " POLITIQUE AGRICOLE " | Article n°10342 |
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Phytos / Directive européenne sur l’utilisation durable des pesticides
 

Paru au Journal officiel du 24 novembre, ce texte est l’un des principaux éléments du « paquet pesticides » adopté en janvier 2009. Les plans d’action qui y sont évoqués doivent fixer des objectifs quantitatifs, des cibles, des mesures et des calendriers « en vue de réduire les risques et les effets de l’utilisation des pesticides sur la santé humaine et l’environnement ». Il s’agit également d’introduire des méthodes de lutte qui permettent « de réduire la dépendance » à l’égard des phytos. Un peu partout chez les Vingt-Sept, des discussions se sont engagées autour des objectifs à atteindre et des moyens à mettre en oeuvre dans les plans d’action. Certains ont démarré plus vite que d’autres.


L’Allemagne met l’accent sur les « points chauds »


En Allemagne, l’objectif est de réduire les utilisations de pesticides de 25 % par rapport à la moyenne des volumes utilisés entre 1996 et 2005. Pour ce faire, le pays a choisi de mettre tout particulièrement l’accent sur des zones appelées « points chauds ». Ceux-ci se caractérisent soit par un environnement fragile ou spécifique, soit par l’utilisation importante et fréquente d’un petit nombre de produits phytos. Il peut également s’agir de zones fragiles où un même produit est utilisé de façon intensive.
La France a pour sa part lancé le plan Ecophyto 2018 le 10 septembre 2008. Il doit lui permettre de réduire « si possible » de 50 % l’utilisation des produits phytos d’ici 2018. L’Italie n’a quant à elle officialisé son plan d’action qu’en septembre 2009. Celui-ci ne contient a priori pas d’objectifs chiffrés mais il comprend une liste d’actions à mener qui répondent directement à la directive. Le ministère italien de l’Agriculture prévoit par exemple de définir les critères qui permettront de déroger à l’interdiction de pulvérisation aérienne ou de mettre en place un contrôle obligatoire des pulvérisateurs. L’Espagne n’a pas commencé à rédiger de plan et ne s’est d’ailleurs pas encore fixé de calendrier pour le faire.




Légende photo : Bruxelles demande à chaque pays de fixer des objectifs quantitatifs 





Danemark : une stratégie fondée sur le conseil et la réglementation
Le Danemark a conduit trois plans d’action gouvernementaux entre 1986 et 2009 en s’appuyant sur le conseil et la réglementation. Le conseil repose sur l’activité des associations d’agriculteurs : bulletin d’information hebdomadaire, groupes de protection des plantes comprenant 8 à 10 exploitants et un conseiller, journaux de bord des pulvérisations. En ce qui concerne les aspects réglementaires, le gouvernement danois a durci les critères d’homologation des phytos sur son territoire. Il a, également introduit dès 1996 une taxe sur la valeur ajoutée des phytos, payée par l’utilisateur, en remplacement de la taxe sur le chiffre d’affaires global auparavant à la charge des industriels. Mais, même avec cette stratégie, l’objectif de réduire à 1,7 l’indice de fréquence des traitements que se fixait le plan entamé en 2004 et terminé en 2009 n’a pas été atteint.



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Date de l'article : semaine du N° du 5 au 11 Février 2010
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