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Génomique en race Brune - Une collaboration mondiale
 

Le programme international "Intergénomics" est sur les rails. "Tous les pays collaborent", se réjouit Olivier Bulot, directeur de BGS (Brune Génétique Services). Français, Suisses, Américains et Italiens ont déjà communiqué 3000 génotypages de taureaux testés sur descendance. Allemands et Autrichiens livreront prochainement, à Interbull, les index génomiques de 2000 taureaux de service. L'ensemble des 5000 reproducteurs, qui auront, à la fois, leurs index sur descendance et génomique, constituera la base de référence pour la population Brune. Dès la fin 2010, l'évaluation génomique des animaux bruns pourrait atteindre sa vitesse de croisière.


Refonte du schéma


Les conséquences pour le programme de sélection sont nombreuses. "Les index génomiques nous servirons à trier les jeunes taureaux avant testage. Le risque de déchet, pour l'éleveur, sera bien moindre". Pourquoi poursuivre le testage? "La fiabilité de la méthode permet d'avoir une bonne idée de ce que vaudra l'animal sur les principaux critères sélectionnés (coefficient de détermination égal à une vingtaine de filles testées environ). Elle n'est pas encore totale. Certains éleveurs voudront toujours travailler avec des taureaux confirmés". Combien de taureaux faudra-t-il tester? Combien de doses collecter par animal? Combien de mères à taureaux génotyper? Les responsables du schéma de sélection poursuivent leur réflexion. "Le roulement des taureaux sera plus important, avec sans doute moins de doses utilisées par reproducteur". Les dépenses supplémentaires occasionnées par les nouvelles méthodes seront amorties par des économies de fonctionnement du schéma. "Le coût devrait être similaire, dans un premier temps, avec une envolée du niveau génétique des animaux".


Trier les génisses


Les éleveurs pourront, dans quelques années, trier leurs génisses grâce aux index génomiques. "Le coût du génotypage, de 250 euros en moyenne actuellement, diminuera rapidement avec le progrès de la technique. La fiabilité sera renforcée avec l'augmentation du nombre de marqueurs génétiques. Dans cinq ans, il sera impensable de vendre des animaux sans index génomiques".
Dans l'immédiat, les éleveurs doivent profiter de ce progrès pour travailler sur les critères fonctionnels, selon le directeur de BGS. "Ce sont ces critères qui nous permettent d'avoir un avantage concurrentiel sur une race très laitière comme la Holstein. Il nous faut conserver nos atouts". Un point jugé capital, par les responsables de la race, qui constatent que malgré l'apparition des index fonctionnels il y a quelques années, la race s'est bonifiée en quantité de lait produite; bien plus qu'en taux de fertilité ou en nombre de cellules.
Bernard Laurent


Photo : L'évaluation génomique des jeunes animaux bruns pourrait atteindre sa vitesse de croisière dès la fin de l'année.


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Date de l'article : semaine du N° du 29 Janvier au 4 Février 2010
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