Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " PRODUCTIONS " | Légumes | Article n°10308 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 25 mai 2012) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
Plants de pomme de terre / Un atout concurrentiel - Des mesures pour consolider la sécurité sanitaire
 

Le plant de pomme de terre breton est reconnu dans de multiples pays clients pour sa qualité en général, et plus particulièrement sa qualité sanitaire. Pour conserver cet avantage concurrentiel et pérenniser la production, les professionnels de la filière souhaitent renforcer la sécurité sanitaire du territoire. "L'objectif pour chacune de nos exploitations et pour l'ensemble de la région est de maintenir les sols indemnes de parasites de quarantaine", explique Dominique Morvan, président de Bretagne-Plants, lors de l'assemblée générale de la structure, le 13 janvier à
Carhaix.
Dans cette optique, plusieurs types de mesures ont été décidées. Réduire l'entrée des sources de contaminations potentielles en fait partie. "Pour le plant introduit d'autres pays de l'Union européenne, il s'agira de limiter la multiplication à une seule génération et de repartir aussitôt de plants issus de culture in vitro".
Concernant les risques liés à l'épandage de boues et déchets divers, le cahier des charges du mécanisme de solidarité mis en place au printemps 2009 exclut l'épandage de ce type de produits sur les parcelles qui entrent dans la rotation "plant de pomme de terre". Par ailleurs, un dispositif de surveillance des eaux de retenues collinaires, susceptibles d'être contaminées par la pourriture brune, a été initié en été dernier. Il est reconduit en 2010.
Deuxième point d'action prévu par les professionnels : l'indemnisation des cas de parasites de quarantaine. "Cela permet aux exploitants de surmonter l'accident en prenant toutes les dispositions nécessaires : élimination des lots atteints, désinfection… Et de redémarrer la production dans les meilleures conditions sanitaires et économiques".


Partenariat avec les légumes industrie


L'information des autres filières, animales ou végétales, sur les contraintes sanitaires en plants est aussi développée depuis l'été dernier. En partenariat avec le Sral, une réunion avec l'ensemble des conserveries de légumes de Bretagne a été organisée, "afin de les sensibiliser aux risques d'introduction et de dissémination des nématodes à galles lors des récoltes et transports de légumes racines".
Les contacts engagés avec la filière légumes de conserve, qui affiche des préoccupations proches de la filière plants de pomme de terre, vont déboucher sur un projet de recherche commun avec l'Unilet pour la détection des pathogènes dans des terres, eaux chargées et déchets végétaux.
Par ailleurs, Bretagne-Plants participe au Comité régional de surveillance biologique du territoire (CRSBT), maillon du plan Ecophyto 2018. Il regroupe l'ensemble des filières végétales de Bretagne. "C'est un excellent lieu d'échanges entre les filières et avec l'administration".


Des opportunités d’échanges commerciaux


D'autres cartes peuvent aussi être jouées par la filière pour assurer sa pérennité. Comme le précise Christophe Hamon de Breiz Europe, organisme qui défend à Bruxelles les intérêts des filières agricoles bretonnes, "même si ce n'est pas le cas des politiques français, l'Europe a intégré le fait que le secteur agricole et agroalimentaire est bénéficiaire et porteur d'avenir". A côté de cela, la politique de voisinage monte en puissance, les opportunités d'échanges vont s'amplifier avec les pays du pourtour méditerranéen, les pays de l'Est, voire l'Asie... "Aux organisations de producteurs de s'investir, de prendre part aux discussions sans attendre les seules négociations politiques", conseille Christophe Hamon.
Francisco Moya, de la société de négoce en pommes de terre Négonor, évoque des débouchés intéressants développés en Russie avec une bonne valorisation (variété Amandine par exemple). "En Tchéquie, Hongrie, Pologne, Roumanie… des opportunités existent aussi pour nos exportations, en complément des productions locales. Malgré une production nationale de 6 millions de tonnes en Allemagne, 150 à 200 000 tonnes y sont exportées par la France", fait remarquer le négoce. La qualité séduit.

Agnès Cussonneau


 


Photo : Dominique Morvan, président de Bretagne Plants (à droite), et Emmanuel Guillery, directeur.

 






Accueil de nouveaux producteurs

Les opérations de communication réalisées en 2008 ont favorisé l'arrivée de 23 nouveaux producteurs de plants en 2009. Pour la première fois depuis plus de 30 ans, le nombre de producteurs a augmenté, passant à 312 en 2009. Dans plusieurs cas, des outils collectifs ont été privilégiés. Dans le prolongement, les nouveaux producteurs vont être accompagnés au travers de formations, visites, voyages, pour acquérir la maîtrise de la production. Du fait des départs en retraite et du développement de la filière, les besoins de nouveaux producteurs sont toujours d'actualité en 2010.



Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 22 au 28 Janvier 2010
Imprimer l'article Imprimer l'article



Quand le café devient grand cru





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 12812 depuis 1997)