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Sommaire | " PRODUCTIONS " | Lait | Article n°10289 |
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LOGISTIQUE / Difficultés liées aux intempéries - La neige a ajouté une couche
 

Sans parler des quelques incendies et toitures effondrées qui constituent de véritables catastrophes pour les agriculteurs touchés, le mauvais temps a ajouté une couche de difficultés à une agriculture déjà très chahutée par la conjoncture.


Collecte de lait difficile


Dans les exploitations laitières, les problèmes de collecte ont conduit des éleveurs à ouvrir les vannes des tanks à lait. Voire à stocker dans des moyens de fortune. Dans certaines fermes difficilement accessibles, la collecte n’a pas pu être effectuée pendant une semaine complète, du 3 au 10 janvier. « Samedi 9, nous avons été contraints de suspendre la collecte sur l’ensemble des secteurs », explique Anthony Postec, du service collecte de Coopagri Bretagne, notant aussi « le manque de lait ponctuel qui a conduit à arrêter l’usine de Landerneau ».
À partir de dimanche dernier, les tournées ont repris. « Des chauffeurs ont travaillé 12-13 heures consécutives, mais certaines exploitations étaient encore inaccessibles en début de semaine. Entre autres dans le Centre-Bretagne », poursuit A. Postec signalant quelques cas de solidarité très active dans les campagnes. « À Plougras (22), un tracteur a accompagné le camion-citerne dans sa tournée ». Lundi, à l’annonce d’une nouvelle perturbation neigeuse, le service lait de la coopérative a anticipé en ramassant une partie du lait avec un jour d’avance.


Les camions d’aliment patinent


En élevage de porc, volaille et bovin, la descente modérée du mercure dans les thermomètres a limité la rupture des canalisations d’eau et les pénibles opérations de dégel des abreuvoirs. Problème principal rencontré par les éleveurs de porc et de volailles : l’approvisionnement en aliment. « Dimanche, nous avons profité d’un dégel relatif pour enlever la neige au godet. Du coup, nous circulons aisément dans la ferme », indique pour sa part Christian Kerandel, éleveur à Plounévézel où il est tombé 30 cm de neige.
À quelques kilomètres de là, Philippe Le Clec’h, aidé de quatre voisins, a déneigé pas moins de 9 km de route dimanche dernier. Objectif de cet agriculteur de Carnoët : « Permettre l’embarquement de 60 000 poulets dimanche soir ». Mission réussie même si du côté ramassage du lait, cet agriculteur déplorait la frilosité des camions à venir jusqu’à la ferme. « La route est pourtant dégagée ».
Reste que si l’accès immédiat aux exploitations était parfois dégagé par les tracteurs, des tronçons de réseau secondaire, à défaut d’être salés, sont damés par les véhicules. Ce qui rendait les manœuvres des poids lourds périlleuses. « Le matin, nous avons livrer l’aliment dans les exploitations les plus proches de la zone côtière. L’après-midi, quand les conditions de circulation s’amélioraient, on a livré les exploitations plus dans les terres », explique Pierre Manac’h, de l’usine Cobrena, à Loperhet. Et d’ajouter que « les camions 8 X 4 offrent une meilleure adhérence que les semi-remorques » et permettent en conséquence une meilleure accessibilité aux silos. « Dans tous les cas, nous avons essayé de parer au plus pressé ». Lundi, Cobrena, qui enregistrait quelques décalages de livraison, garantissait un approvisionnement pour le lendemain pour les commandes passées avant 10 h. « Après 10 h, il fallait attendre le surlendemain », précise P. Manac’h.


Bon temps pour le chou


Sur la zone légumière, les coups de froid sont généralement favorables à la remontée des cours. « La semaine dernière, il y avait du chou et des prix », acquiesce Gwénaëlle Roignant, de la Sica de Saint-Pol. Ce qui a conduit les producteurs à anticiper en récoltant du calibre moyen. Bien leur a pris puisque, lundi dernier, le marché tirait peu. « D’une part, les acheteurs semblaient avoir anticipé les problèmes de transport sur l’Europe. D’autre part, les ventes du week-end ont été molles à cause de l’état des routes ; il restait des stocks dans les magasins ». A noter que la forte récolte la semaine dernière combinée avec des températures peu favorables à la végétation a pesé sur la récolte du début de semaine. « Lundi, on a vraiment senti un creux de production ».

Didier Le Du



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Date de l'article : semaine du N° du 15 au 21 Janvier 2010
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