Avec 2,5 millions de truies présentes en mai 2009, l'Espagne se place en tête de l'Union Européenne pour le troupeau reproducteur, juste devant l'Allemagne. Les importations de porcelets se sont considérablement réduites au cours des deux dernières années. Le bilan import-export est désormais proche de l'équilibre. La crise aidant, la production porcine espagnole est devenue autonome pour ses besoins en porcelets. Dans ces conditions, l'évolution des reproducteurs anticipe celle de la production de charcutiers, corrigée par la montée régulière des performances de productivité.
Repli de la production
Après avoir connu une forte régression entre 2007 et 2008 (-9%), le nombre de truies a baissé de 1,3% en mai 2009, par rapport à 2008. La chute est sévère pour les animaux élevés en systèmes extensifs (-18%) qui représentent encore 10% du total des reproducteurs, et bien plus dans les régions traditionnelles du porc ibérique. Le nombre de truies élevées en système intensif aurait progressé de 0,8% en un an.
Le nombre d'abattage, en baisse, s'élève à 1,5 million de têtes pour les neuf premiers mois de l'année 2009 (-4,8% par rapport à 2008). La production de 2009 devrait s'établir à 100 000 tonnes en dessous de celle de l'année précédente. Toutefois, les régions ne suivent pas toutes la même évolution. Six régions, dont la Catalogne (42% des abattages) concentrent 86% de la production. La régression de l'activité y est moins forte que sur le reste du territoire. La Catalogne enregistre même une augmentation de 2,5% des abattages en tonnage.
Exportation en hausse
La chute de la consommation intérieure des produits du porc laisse davantage de disponibilité pour l'exportation, qui atteint aujourd'hui des niveaux records. En 2009, 36% de la production espagnole est exportée, contre 29% en 2007. Deux tiers des tonnages expédiés sont des pièces. Compte tenu des difficultés rencontrées sur les marchés internationaux, notamment monétaires, cette dépendance fragilise les entreprises de la viande.
Des consolidations sont en cours dans les régions, en prévision de croissances futures, avec à la clé, des gains de parts de marché pour les grands opérateurs. Une mutation structurelle de la production est engagée par l'arrêt d'activité des plus petits élevages ou, comme partout, de ceux qui obtiennent les moins bons résultats.
Source Baromètre porc