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Sommaire | " PRODUCTIONS " | Maïs | Article n°10272 |
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Maïs / Lutte contre le Diabrotica - Une cotisation obligatoire sur les semences
 

Le Diabrotica (la chrysomèle) est un insecte parasite du maïs qui provoque des dégâts importants, pouvant aller jusqu'à l'absence de récolte, essentiellement par les larves qui se nourrissent de ses racines. Il est apparu pour la première fois en Europe (Ex-Yougoslavie) en 1990 et sa première introduction en France (Roissy) date de 2002. Des foyers se sont multipliés en Alsace, Rhône-Alpes, et Bourgogne.


Mécanisme de solidarité


L'État a mis en œuvre un dispositif de surveillance et des mesures de lutte obligatoire en cas de détection.  Les professionnels de la filière maïs (producteurs, semenciers, coopératives, négociants) ont décidé de mettre en place un mécanisme de solidarité pour contribuer financièrement aux frais engagés par les agriculteurs soumis à la lutte obligatoire contre ce parasite. Ce mécanisme est valable sur l'ensemble du territoire national. En effet, aucune surface de maïs n'échappe au risque d'être contaminée par Diabrotica.
La caisse de solidarité professionnelle, abondée par une cotisation obligatoire (CVO) sur les doses de semences de maïs, sera gérée par le Gnis. L'Etat participera à cette caisse, à la même hauteur que les professionnels. Ces montants permettront d'indemniser les agriculteurs victimes des conséquences économiques du plan de lutte.


Le plan de lutte


Quelles sont les contraintes du plan de lutte ? En cas de capture, une zone focus (1 km de rayon) et une zone de sécurité (5 km de rayon supplémentaire) sont définies et tous les maïs de ces zones font l'objet  d'un traitement adulticide. En zone focus, la culture du maïs est interdite 2 années sur 3 et les obligations de traitement portent sur les adultes et les larves. En zone de sécurité, l'agriculteur a le choix de cultiver du maïs 1 an sur 2 ou de conserver le maïs tous les ans, sous réserve de le traiter contre les larves, les années suivant la découverte.


1 euro par dose


Pour la campagne 2009-2010, la CVO est fixée à 1 euro/dose de 50 000 grains de semences. Ce montant pourra être revu sur les campagnes suivantes en fonction des besoins de la caisse pour satisfaire les demandes d'indemnisation. La CVO sera prélevée par les distributeurs de semences lors de la vente et reversée au Gnis pour alimenter la caisse de solidarité.

Patrick Bégos


 


Photo : Les larves de Diabrotica se nourrissent des racines du maïs et peuvent provoquer des dégâts importants.

 


 




 


La Confédération Paysanne très agacée

La Confédération Paysanne estime qu'il s'agit "d'une véritable provocation à l'égard des paysans puisque la lutte la plus efficace contre le Diobrotica consiste à appliquer la rotation des cultures et donc le bon sens paysan". Pour la Confédération :  "l'arrêté validant le dispositif retenu par l'interprofession met en danger l'intérêt général, du fait du principe de mutualisation des pertes pour préserver l'intérêt de quelques uns".



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Date de l'article : semaine du N° du 15 au 21 Janvier 2010
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