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Sommaire | " POLITIQUE AGRICOLE " | Article n°10269 |
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SYNDICALISME / « L’ agriculture n’est pas seulement un sujet de ruralité » - La FNSEA plaide pour une agriculture « pilier de l’économie »
 

De mémoire de syndicaliste, on n’avait jamais connu une « pire année que celle de 2009 ». Et « le contexte de 2010 ne va pas être simple ». Tels ont été les propos réalistes de Jean-Michel Lemétayer, le président de la FNSEA, à l’occasion de ses voeux à la presse, le 7 janvier.
Syndicalement parlant, « on n’a pas toujours obtenu les résultats souhaités », a avoué le leader du syndicat même si de « vraies avancées » sur certains dossiers comme l’observatoire des prix et des marges ont été enregistrées. La FNSEA soutient le ministre Bruno Le Maire et son « appel de Paris » regroupant les pays européens défenseurs de la régulation. Par contre, Jean-Michel Lemétayer se montre plus sévère à l’encontre de Nicolas Sarkozy. L’oubli « agricole » du chef de l’Etat lors de son discours de Cholet, devant les forces économiques du pays, l’a irrité : l’agriculture, « ce n’est pas seulement un sujet de ruralité ». Il n’a pas  manqué de rappeler que l’annonce du chef de l’État concernant la protection du patrimoine personnel des artisans et commerçants est une vieille revendication de la FNSEA pour les agriculteurs.


Un « grand » secteur économique


Défendre ainsi la place de l’agriculture dans l’économie auprès du pouvoir en place est un moyen, pour la FNSEA, quelque peu « secouée » ces derniers temps, de peser dans les futurs débats agricoles. « Les ponts ne sont pas rompus avec le gouvernement », a-t-il expliqué en réponse à Christophe Terrain, président de l’AGPM qui parlait, le 7 janvier, de rupture du dialogue constructif avec l’ensemble des autorités.


Flexibilité des aides Pac


Face à une année de crises agricoles sans précédent due à la volatilité des marchés, la réponse du président de la FNSEA est « la flexibilité des aides », a lancé Jean-Michel Lemétayer. Une flexibilité des aides dont ne veulent pas entendre parler les céréaliers d’Orama, déjà ulcérés par le bilan de santé de la Pac. Pour le président de la FNSEA, « s’il n’est pas question de remettre en cause le rééquilibrage des aides, l’effort à supporter pour les producteurs de grandes cultures n’est possible que si les marchés deviennent meilleurs ». Or « la tendance pour 2010 de l’amélioration des marchés est loin d’être suffisante », affirme-t-il. Au
sujet du plan de soutien à l’agriculture de Nicolas Sarkozy, Jean-Michel Lemétayer réclame la fongibilité des enveloppes bancaires car les prêts à la trésorerie ont été fortement « sollicités »


« Il me faut déjà finir l’année 2010 ! »


Interrogé sur son avenir au sein de la FNSEA en 2010 Jean-Michel Lemétayer répond, en forme de boutade, qu’il « faudra déjà qu’il finisse l’année ! ». Une manière de montrer que les turbulences dont a été victime la FNSEA ne lui font pas perdre son « sens de l’humour ». Alors qu’il était presque entériné qu’il n’irait pas au bout de son dernier mandat qui finit en mars 2011, le leader de la FNSEA donne le sentiment de se laisser plus de temps. « Il est possible que je juge opportun de ne quitter mon mandat qu’au congrès de 2011 », a-t-il déclaré. « On ne quitte pas la présidence de la FNSEA n’importe comment », a-t-il expliqué, soucieux de l’avenir de la « maison FNSEA ». « Il n’y a pas de date », a-t-il ajouté. Seul lui la connaît.


 


Photo : Jean-Michel Lemétayer veut conduire la FNSEA à une réflexion sur le fonctionnement du syndicat pour combattre
« la volatilité des adhérents ».

 







Congrès 2010 : combattre « la volatilité de nos adhérents »


Dans la perspective du congrès de la FNSEA qui se déroulera les 30,31 et 1er avril 2010 à Auxerre, un groupe de réflexion de 24 personnes a été créé au sein du syndicat afin de réfléchir « au fonctionnement de notre syndicat majoritaire », a souligné Dominique Barrau, le secrétaire général. L’enjeu est de combattre « la volatilité de nos adhérents » par cette réflexion que le secrétaire général de la FNSEA n’hésite pas à qualifier de « remise en cause ». « Depuis le bilan de santé de la Pac et la crise laitière, la FNSEA a été secouée » dans un contexte où « nous avons fait des choix difficiles » face à « des actions d’associations que nous avons eues contre nous », a-t-il ajouté sans citer l’Apli (Association des producteurs de lait indépendants). Pour Jean-Michel Lemétayer, il est « nécessaire malgré les difficultés de continuer de militer pour un syndicalisme responsable et sans démagogie ». « Un syndicalisme qui fait rêver sans mentir », a conclu Dominique Barrau.



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Date de l'article : semaine du N° du 15 au 21 Janvier 2010
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