La formation est une chance pour le salarié et pour l’entreprise. D’une part, elle crée des conditions propices à la motivation au travail. D’autre part, elle contribue à l’élévation du niveau de compétences (savoir-faire et savoir être). Pour choisir une formation, le chef d’entreprise doit, tout d’abord, analyser les besoins de son exploitation et du salarié. L’objectif est double : renforcer les compétences disponibles et anticiper les évolutions du métier (*). Une fois les besoins définis, il faut choisir le processus de formation adapté.
Un éventail de dispositifs
Un éventail de dispositifs s’offre alors à l’employeur et à son collaborateur, en fonction de leur situation.
Le plan de formation recense chaque année les formations réalisées à l’initiative de l’employeur. Elles sont en principe suivies par le salarié durant son temps du travail. La mutualisation des fonds de formation permet de financer tout ou partie de la formation ainsi que la prise en charge du maintien du salaire.
Le droit individuel à la formation (DIF) est un crédit d’heures de formation de 20 heures par an pour un salarié à temps plein. Ce crédit se cumule sur 6 ans dans la limite de 120 heures. Les formations sont réalisées à l’initiative du salarié. Elles se déroulent en principe en dehors du temps de travail, et donnent lieu au versement d’une allocation de formation exonérée de charges sociales.
Le contrat de professionnalisation permet à l’employeur de former et de professionnaliser des jeunes dans les métiers agricoles, en alternant école et exploitation. En sus de la prise en charge des frais de formation par le fond de formation, l’employeur bénéficie d’une aide supplémentaire allant jusqu’à 2000 € au titre des mesures visant l’insertion des jeunes actifs.
La période de professionnalisation permet à un salarié déjà embauché d’acquérir une qualification grâce à une formation par alternance ou, de bénéficier d’une action de professionnalisation visant l’adaptation, la promotion ou la prévention contre les risques d’inadaptation de sa qualification. Ce dispositif favorise le maintien dans l’emploi et l’évolution professionnelle du salarié.
Le congé individuel de formation (CIF) permet à un salarié de suivre une formation pendant son temps de travail. Le fonds de formation rembourse les coûts pédagogiques à l’organisme réalisant la formation, et le maintien du salaire du salarié à l’employeur.
Autant de formules à étudier avant de s’engager !
Séverine Michel
CER FRANCE Côtes d’Armor
(*) en cas de licenciement économique, la formation suivie par le salarié tout au long de sa vie professionnelle est prise en compte pour apprécier la motivation du licenciement.
Retour sur investissement
Votre exploitation cotise à l’ensemble des dispositifs de formation. Contactez votre fonds de formation pour connaître l’enveloppe budgétaire disponible et les actions de formation susceptibles d’être prise en charge. Dans tous les cas, vous devez faire une demande préalable de prise en charge de la formation, avant le départ de votre salarié.