Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
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Pondeuses / Résultats des poules sur parcours - La rentabilité va du simple au double
 

La production d'œufs alternatifs enregistre chaque année une progression. En France, elle représente 30 % des œufs vendus en GMS en volume et 42 % du chiffre d'affaires. La progression des volumes se situe entre 10 et 15 %, selon les segments : plein air, Label Rouge ou bio. Quelle est la rentabilité de ces productions ? Les Chambres d'Agriculture du Grand Ouest ont collecté des résultats technico-économiques auprès de 45 producteurs d'œufs.


Plus de 17 kg d'oeufs


Le nombre de poules par élevage varie de 4 650 à 8 400. Le parc de bâtiments a une moyenne d'âge de 16 ans. Un tiers des poulaillers ont moins de 10 ans. Les bâtiments récents sont surtout situés en Pays de la Loire. Dans cette région, 80 % des poulaillers ont moins de 10 ans, contre 19 % seulement en Bretagne. Les conditions de travail se sont améliorées, notamment pour la collecte des oeufs. Le ramassage automatique concerne 100 % des poulaillers plein air et 80 % en production bio. Les pondoirs automatiques sont moins présents en Label Rouge (58 %).
Globalement les performances techniques sont assez proches dans les différents segments, bien qu'elles soient un peu plus faibles en production label. On note particulièrement :
• un pourcentage de pertes plus élevé en label (9,06 %) contre 7,93 % en bio.
• une durée de présence des poules plus faible en label (336 jours contre 350 pour les autres productions).
• un poids d'œufs plus faible 16,5 kg/poule/lot en label contre 17,9 kg en bio et 17,6 kg en plein air nombre œufs. Ce critère est, en partie, lié à la durée de présence plus faible des poules label.


De 2 à 4 euros par poule 


Comme les années précédentes, les résultats économiques montrent un avantage pour les éleveurs ayant un contrat de reprise. En effet, les élevages en contrat d'intégration obtiennent une marge brute de comprise entre
5,11 euros/poule/an (plein air) et 6,83 euros (bio). Les contrats de reprise donnent des marges supérieures de 1 à 3 euros/poule.
Les charges opérationnelles ont été globalisées pour les trois productions (eau, électricité, dépenses de santé, désinfection, main d'œuvre temporaire). Elles se situent autour de 0,62 euro/poule, avec de gros écarts entre élevages, notamment pour les frais de santé et de main d'œuvre temporaire.
Les charges fixes affectables concernent les annuités, assurances, entretien, MSA. Ce sont des données indicatives qui peuvent varier d'un élevage à l'autre. Elles s'élèvent à 3,30 euros/poule/lot. Le solde disponible a été calculé pour quelques élevages après déduction des charges opérationnelles et des charges fixes. Ces élevages dégagent un solde disponible de 2 à 2,34 euros/poule en Label Rouge et plein air et de 4 euros/poule/an en production bio. Si l'écart va de 1 à 2 entre les soldes disponibles, il faut aussi tenir compte de la taille d'élevage, deux fois plus faible en bio que dans les deux autres productions.

Patrick Bégos




Réglementation biologique

La nouvelle réglementation en vigueur depuis janvier 2009 ne remet pas en cause l'alimentation bio à 100 % mais il est possible d'incorporer des aliments non-issus de l'agriculture bio à hauteur de 5 %, jusqu'en 2011. Le principe du lien au sol est conservé. Il n'est plus systématique. Les aliments bio peuvent provenir principalement de l'exploitation ou d'autres exploitations bio de la même région. La définition de la région est laissée à l'appréciation des Etats membres. En France, elle se limite à la région et aux régions avoisinantes, alors qu'elle se définit par le pays, en Autriche ou en Allemagne.
Les traitements allopathiques sont limités à 3, au maximum par an, en poulettes et en pondeuses. La densité est de 6 poules/m2 de surface accessible, à l'intérieur des bâtiments et les étages sont autorisés. La dérogation actuelle pour les élevages existants ayant une densité de 9 poules/m2 est maintenue jusqu'au 31 décembre 2013, avec des plans de contrôle renforcés. La volonté d'harmonisation européenne devrait entraîner moins de distorsions de concurrence dans l'application des normes, entre Etats membres.



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Date de l'article : semaine du N° du 25 Décembre 2009 au 7 Janvier 2010
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Les rhodos et les azalées célèbrent le printemps





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