Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 29 | Article n°10217 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 17 février 2012) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
Finistère (29)
Partag’emploi - Un salarié entre plusieurs
 

Les services de remplacement répondent plutôt à une demande ponctuelle (congés, maladie, formation, etc.). Les groupements d’employeurs s’avancent comme la solution pour un besoin régulier de main-d’œuvre sans être à plein temps.


Un salarié pour 4 exploitations


L’idée de l’association départementale Partag’emploi est de proposer un complément de main-d’œuvre aux agriculteurs du Finistère. En clair, un salarié fera sa semaine de travail sur deux, trois, quatre, voire cinq exploitations différentes. Chaque adhérent s’engageant à garantir un certain nombre de journées de travail sur la semaine, le mois, l’année.
Gaétan Drillet est un des 10 salariés de l’association Partag’emploi. Dans la semaine, il intervient sur trois exploitations : le lundi chez Jean-Yves et Madeleine Chalony, à Pleuven ; le mardi sur le Gaec Saint-Avé à Plogastel-Saint-Germain ; le jeudi et vendredi chez Pascale et Jean-Pierre Le Corre, à Pouldergat. «Depuis peu, l’exploitation du mercredi s’est désistée. Elle devrait être bientôt remplacée par une autre », indique Hermann Rault, responsable administratif de l’organisation.
Comme à chaque fois dans ce cas, l’objectif sera de trouver une exploitation dans un rayon de 25 km afin que le salarié n’ait pas trop de temps de route. Sans pour autant que les agriculteurs déjà dans le groupe connaissent le nouveau venu. D’ailleurs, les agriculteurs ne sont pas les employeurs directs. Ils paient une prestation de service.
Au Gaec de Saint-Avé, Philippe Stéphan et Jean-Charles Tymen ont été séduits par la formule. « Je suis adjoint au maire. Je cale tous mes rendez-vous le mardi. Le fait d’avoir Gaétan sur l’exploitation ce jour-là permet de ne pas bloquer et surcharger Jean-Charles sur l’élevage ». Dans le cas de cet élevage laitier, les indemnités municipales compensent partiellement le prix de la journée. « C’est vrai que la conjoncture est un frein », concède H. Rault. Et Jean-Charles Tymen d’ajouter : « En effet, aujourd’hui plus qu’avant, pour justifier l’intérêt du salarié, il faut vraiment qu’on ressente le soulagement dans le travail ».


Une certaine souplesse


S’il n’est pas indispensable que les agriculteurs du groupe se connaissent, de l’avis de Philippe Stéphan, « c’est mieux ». Et d’expliquer que le fait de se connaître « autorise plus de souplesse dans l’emploi du temps. Nous échangeons éventuellement des jours quand il y a moins de travail. Ce qui permet de concentrer la main-d’œuvre pour les vacances, par exemple ».
Quand bien même qu’il s’agisse d’une prestation de service, le salarié mis à disposition des exploitations adhérentes doit répondre aux attentes des agriculteurs. « Il faut être souple ; il faut s’adapter aux habitudes et à la conduite de chaque élevage. Mais peu à peu la confiance s’établit », estime G. Drillet. Et J.C. Tymen de prolonger : « Si l’on veut que le salarié assume les contraintes de l’élevage, nous devons passer un minimum de temps aux explications ». Tout en sachant que n’étant pas directement employeur, l’exploitation peut être amenée à accepter un changement de salarié en fonction de l’évolution du groupe et des aspirations de l’intervenant. Mais là, c’est le jeu de toute main-d’œuvre salariée.

Didier Le Du


Photo : Gaétan Drillet (au centre) intervient un jour par semaine sur l’élevage laitier de Jean-Charles Tymen et Philippe Stéphan. 


Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 18 au 24 Décembre 2009
Imprimer l'article Imprimer l'article



La révolution rurale des années 60





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 12487 depuis 1997)