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Diversification / Photovoltaïque - Bien canaliser son énergie
 

Prix des panneaux photovoltaïques en baisse. Recul des taux d’intérêt des emprunts. Montée en puissance des préoccupations écologiques. Arrêté à venir sur les tarifs de rachat de l’électricité produite. L’environnement du photovoltaïque bouge. Les commerciaux, galvanisés, sortent du bois avec des arguments à la force quasi magnétique. Estimée à 15 ans environ il y a quelques mois, la durée de retour sur investissement pourrait aujourd’hui être ramenée à 12 ans. Dans le contexte de crise que traversent la plupart des productions agricoles, la rentabilité supposée d’un tel projet laisse rarement indifférent. Ça turbine ferme dans la tête des agriculteurs en quête d’un complément de revenu. Malgré ce courant porteur, il serait dommage de confondre vitesse et précipitation. La vigilance reste de mise sur les plans technique, économique, juridique et fiscal.


Les bonnes questions


Même si le principe de fonctionnement photovoltaïque est déjà ancien et largement éprouvé, la diversité des solutions technologiques doit amener le porteur de projet à s’interroger sur différentes options : technologie et qualité des modules (mono, polycristallin…), système d’étanchéité, aération, résistance de la charpente et durabilité du bâtiment… Autant de données qui, cumulées à la capacité réelle de capter la lumière du soleil, ont une influence à la fois sur le coût de l’investissement, mais également sur l’énergie produite en sortie d’installation et la fiabilité du système dans le temps. Il est donc essentiel de s’intéresser à ces notions avant de choisir définitivement de son partenaire.


Une analyse fine


Avant de juger de l’intérêt économique du projet, il importe de bien définir ses objectifs. S’agit-il de percevoir un complément de revenu ? Si oui, à quelle échéance ? S’agit-il plutôt d’effectuer un placement ou de rentabiliser le coût d’une construction neuve ? À chaque projet correspond une analyse économique différente. Mais, dans tous les cas, le seul rapport entre les annuités à rembourser et les rentrées générées par la vente de l’électricité ne suffit pas à se prononcer sur la rentabilité du projet. L’analyse fine du devis, les surcoûts éventuels et la prise en compte de toutes les garanties (décennale des artisans, solidité financière du partenaire, garantie de production, assurances…) : autant de variables qui, même marginales, peuvent être déterminantes au vu des objectifs fixés initialement.
De plus, les décalages de trésorerie (engendrés par les facturations souvent semestrielles à l’acheteur), mais également des flux de trésorerie (alternativement positifs ou négatifs en fonction des productions annuelles), doivent être finement appréhendés en amont du projet. Cet axe économique suppose une réelle implication de l’investisseur. L’accompagnement et le regard extérieur d’un tiers peut s’avérer utile.


Des choix décisifs


Il en va de même pour arbitrer le statut juridique et les options fiscales à retenir. Pour cette phase cruciale, le recours aux compétences de spécialistes est quasiment incontournable. Ceci d’autant que la législation en la matière est non seulement complexe, mais aussi évolutive.
Avant d’entrer dans des considérations plus précises, la première question à se poser est de savoir qui sera l’investisseur. Et ce, à plusieurs titres. Le propriétaire des panneaux est-il propriétaire du toit support de l’installation ? Dans le cas des sociétés, cette activité est-elle compatible avec le statut et l’objet de la société ? Faut-il réaliser cet investissement à titre personnel ou professionnel ?
La réponse à ces questions permettra, au regard des avantages et inconvénients de chaque option analysée, de choisir en toute connaissance de cause la meilleure solution.

Sylvie Joseph et Cécile Pincent
CER FRANCE Morbihan



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Date de l'article : semaine du N° du 11 au 17 Décembre 2009
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