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Sommaire | " PRODUCTIONS " | Porcs | Article n°10180 |
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Porc / Ils réitèreraient leur choix sans hésiter - Éleveurs en maternité collective : pas de regret
 

Elles sont progression mais encore en mal de références. "Les maternités collectives ont doublé depuis le début des années 2000 et l'on peut penser que leur progression va se poursuivre, indique Marie-Laurence Grannec, de la Chambre d'agriculture de Bretagne et auteur d'une étude (Bretagne Pays-de-la-Loire) sur la question, en collaboration avec les groupements de producteurs. En effet, initialement mises en place par des post-sevreurs engraisseurs dans les années 90, elles connaissent aujourd'hui un regain d'intérêt notamment auprès de naisseurs-engraisseurs."


Un tiers de NE


Le nombre de naisseurs-engraisseurs, investissant en maternité collective, a augmenté depuis 5 ans : dans l'enquête, sur le total d'éleveurs concernés interrogés (102), ils représentaient près d'un tiers de l'effectif (29). Dans la plupart des cas, la taille de leur élevage d'origine est modeste (11 d'entre eux ayant moins de 100 truies). "La conversion des places truies en animaux équivalents a alors permis d'augmenter de 50 % la capacité de post-sevrage engraissement tout en diminuant la part du travail imputée à l'atelier porc (0,7 ETP au lieu de 1,1). Parallèlement, peu d'évolution se sont produite au niveau des autres ateliers", explique Marie-Laurence Grannec. Les naisseurs engraisseurs constituent la seule catégorie d'éleveurs pour laquelle l'étude a mis en évidence une diminution de la quantité de travail liée à l'atelier porc. Un argument qui fait forcément mouche. Par ailleurs, la maternité collective peut aussi répondre aux motivations de naisseurs – engraisseurs en retrait par rapport à l'investissement nécessaire à la mise en groupe des truies.


Prix de revient plus élevé


L'étude a également mis en évidence un prix de revient du porcelet, en maternité collective, supérieur au prix de marché du porcelet, ce en dépit d'excellents résultats techniques. Un résultat en grande partie dû à un prix de l'aliment très élevé durant la période de l'enquête. "Dans un souci d'optimisation économique, les maternités collectives doivent néanmoins éviter de vendre des porcelets sur le marché", ajoute Marie-Laurence Grannec. Qui précise : "l'analyse de la rentabilité du système maternité collective ne doit cependant pas se limiter à l'observation du coût de revient. Il faut prendre en compte l'ensemble du système naissage et engraissement associé".


Satisfaction à la clé


D'après les enquêtés, le passage en maternité collective est en effet un moyen d'accroître les performances en engraissement notamment par l'amélioration du sanitaire. Certaines maternités ont également vu naître des groupes d'échanges entre associés. S'ils nécessitent de mettre tous ses résultats sur la table, ils tirent nécessairement les performances vers le haut. La meilleure des "publicités" pour les maternités collectives vient, d'ailleurs, de ceux qui la choisissent : "dans 90 % des cas, ils referaient le même choix sans hésiter s'il était à refaire", rapporte Marie-Laurence Grannec, qui évoque une question d'un autre ordre, comme point d'interrogation sur l'avenir des maternités collectives : l'acceptabilité sociale des projets.

Anne-Laure Lussou


Photo : Les maternités collectives ont doublé depuis 2000. Ici 3 représentants de la maternité collective de Porléac (à Merléac,22 - témoignage à lire notre dossier Porc du 6 novembre) : Gérard Guillo, associé ; l'un des 4 salariés ; Philippe Rolland, gérant ; et à gauche Marie-Laurence Grannec, Chambre d'agriculture de Bretagne.




Élevages multisites : "un système subi"

Les élevages multisites (tous types confondus) ont aussi donné lieu à une enquête, auprès des groupements de producteurs de Bretagne, présentée lors de la journée Régionale Porc du 25 novembre. "26 % de la production porcine est issue de tels élevages, a indiqué Laëtitia Le Moan, responsable de l'étude. Le système concerne 12 % des éleveurs, avec une grande variabilité selon les structures." Conclusion majeure de l'étude : le fait que ce type de fonctionnement s'avère bien souvent subi. On trouve, comme causes, l'augmentation des déplacements des hommes et des animaux, entraînant des charges supplémentaires, le fait de devoir déléguer le travail si l'on n'intervient pas sur tous les sites… Reste que, en contrepartie, la formule présente des avantages certains notamment en matière sanitaire (séparation naissance – croissance). Quel sera l'avenir de ce modèle ? Pour Laëtitia Le Moan, il dépendra du type d'élevage, mais "la situation économique actuelle laisse supposer que certains éleveurs disposent de peu de marge de manœuvre quant à la restructuration de leur élevage, même si sur le plan réglementaire des évolutions sont possibles".



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Date de l'article : semaine du N° du 11 au 17 Décembre 2009
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La révolution rurale des années 60





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