Au 15 novembre 2009, 79 foyers ont été déclarés en France contre plus de 26 000 en 2008. En Bretagne, un foyer a été détecté à Muzillac, dans le cadre de la surveillance sentinelle du territoire. "Ce troupeau était en limite de détection concernant la charge virale", précise Laurence Mocquet, directrice du GDS. La baisse de la pression virale se fait sentir. 90% des animaux concernés ont été vaccinés sur le département: 310 000 bovins et 180 000 ovins. "Les départements du Nord de la France, qui avaient subi la maladie, ont continué à vacciner massivement". Aujourd'hui, la France est classée en une seule zone ce qui facilite les mouvements d'animaux. Afin de conforter cet acquis, la campagne 2010 se déroulera à nouveau dans un cadre obligatoire. En application de l'arrêté du 28 octobre 2009, les vaccinations réalisées avant le 31 mars 2010 seront prises en charge par l'État, en ce qui concerne le vaccin et l'acte vaccinal. Seul, le déplacement restera à la charge de l'éleveur. Tous les bovins de plus de 2,5 mois et les ovins de plus de 3 mois sont concernés. Les éleveurs ont une possibilité de déroger à la vaccination de leur troupeau. La demande doit être réalisée avant fin décembre (formulaires à retirer chez les vétérinaires). Des prises de sang seront réalisées. En cas de résultats positifs, la vaccination sera obligatoire. Les éleveurs amateurs, possédant quelques moutons sont également tenus par la réglementation. "Les mairies ont communiqué pour les informer de leurs obligations".
Service autopsie
43% des éleveurs Morbihannais sont pénalisés en cellules. La moyenne départementale est de 260 000 cellules dans le lait. "Pour un troupeau de 40 vaches et 300 000 litres de référence, l'impact financier des cellules représente 914 euros/an pour un nombre compris entre 250 000 et 300 000 cellules et 2744 euros pour une moyenne comprise entre 300 000 et 400 000". L'impact d'une mammite, entre les dépenses de traitement et le manque à gagner est estimé à 150 euros. Des formations collectives ou des suivis individuels sont proposés par les services du GDS. Sur les 12 derniers mois, la mortalité des veaux, de 0 à 60 jours, a atteint 10,7%. "18384 veaux sont morts dont 70% avant deux jours". Concernant la mortalité inexpliquée des bovins d'une manière générale, le GDS a mis en place un service autopsie. "Le transport du cadavre est assuré par le GDS, dans une remorque étanche. L'autopsie est réalisée au LDA 56. Le coût de l'opération est facturé 100 euros à l'éleveur".
Bernard Laurent