
Les représentants de l’association « contestent le maintien de l’accord de prix 3 juin 2009 et de la flexibilité dans un contexte des cours à la hausse pour les produits industriels, depuis la semaine 37 ».
Les responsables ont dit ne pas comprendre « l’urgence de la mise en place des contrats dès l’année 2010, alors que le système de quotas perdure encore ». Et de contester « la mise en place d’OP, sensées renforcer le pouvoir de négociation des producteurs sachant qu’il est impossible d’obtenir une transparence des marges des autres intervenants de la filière ».
L’Apli qui réclame « une position unitaire de la Chambre d’agriculture » s’en prend à la FNPL qui « cautionnerait une éventuelle augmentation des volumes à produire en fin de campagne ». Et de dénoncer « la position très ambiguë de la FNPL en termes de régulation sachant que la fédération adhère, via la FNSEA au Copa-Cogeca, syndicat européen qui n’a jamais fait cette revendication au niveau de la Commission européenne. Aujourd’hui, l’EMB, syndicat minoritaire européen est le seul à faire cette demande d’application du quota à la française partout en Europe ».
En amont de cette tribune ouverte, le président Jacques Jaouen n’avait pas manqué de relever « la situation inacceptable des producteurs de lait, tout comme la nouvelle dégradation des cours du porc depuis le mois de juin et la dépression de la filière légumière qui exigent des mesures politiques d’urgence au niveau de la régulation des marchés ». Et d’estimer que « ce n’est pas parce que la France accroît la sous-réalisation de son quota laitier que la situation va s’améliorer quand, dans le même temps, la production de lait augmente dans un bon nombre d’Etats membres ».
Sur le sujet précis de la contractualisation, J. Jaouen estime que « ce projet appelle à une extrême vigilance et ne doit en aucun cas, se traduire par une relation individuelle entre un producteur et son entreprise de collecte ». Et d’indiquer que « la sérénité de la filière laitière pour 2010 ne peut être retrouvée sans un règlement équilibré et durable du dossier Entremont Alliance, tant les conséquences financières et l’injustice sont devenues ingérables, indécentes et explosives sur le terrain ».
Photo : Jacques Jaouen, président de la Chambre d’agriculture en appelle à des mesures d’urgence pour réguler les marchés des grandes productions agricoles de la région.