Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " PRODUCTIONS " | Porcs | Article n°10152 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 18 mai 2012) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
Porc / 407 800 euros en moyenne pour une installation aidée - Les outils à transmettre, ces mastodontes
 

Loin devant les autres productions animales, la production porcine est la plus gourmande en investissement, lors de l'installation. En moyenne sur les cinq dernières années, il en a coûté 407 800 euros au repreneur, pour une installation aidée. "Ces dernières ont été au nombre de 59 en Bretagne entre 2004 et 2008, mais ce n'est pas l'ensemble des installations en porc", note Gwénola Floch Penn, du réseau régional des Chambres d'agriculture. Reste que la proportion des éleveurs âgés de 60 ans va croître à partir de 2011, augmentant d'autant le nombre d'outils à transmettre. À des jeunes qui devront fatalement avoir les reins solides.


Évaluation capitale


En moyenne, le capital d'exploitation, sur l'ensemble des exploitations porcines à reprendre, s'élève ainsi à 575 000 euros pour 204 truies, soit 2800 euros par truie. Un montant très variable en fonction des situations. Pour 10 % des cas, il dépasse le million d'euros. À mettre en parallèle avec la rentabilité moyenne permise par ces outils porcs, supérieure à celle des ateliers laitiers par exemple : "elle a été de près de 6 % en moyenne sur les 10 ans malgré une situation de marché particulièrement dégradée depuis 2007", indique Gwénola Floch Penn, qui insiste par ailleurs sur l'aspect fondamental, lors d'une transmission, de l'évaluation de la valeur de reprise de l'outil. La suite en dépendra.


Solutions à la rescousse


La phase de recherche de financements n'est pas la moins ardue, la norme de 80 % de capitaux bancaires maximum imposant aux repreneurs de trouver des capitaux propres importants. Plusieurs possibilités s'offrent au repreneur. "La loi Tepa 2007 facilite les transmissions familiales grâce à une refonte du dispositif successoral", cite Gwénola Floch Penn. La solution du "crédit - vendeur", qui permet d'étaler le montant d'une partie de la reprise sur 3-4 ans, par un arrangement entre les deux parties, fait aussi son chemin. Chacune des deux parties peut y trouver son compte. De leur côté, des groupements proposent des garanties de paiement sur les cinq premières années, ou un apport de capital (minoritaire, pour préserver l'autonomie de l'entrepreneur) au départ pour aider la reprise.
Enfin, pour les exploitations conséquentes, à la valeur d'actifs d'1,5 million d'euros et plus, des montages financiers de type holding, sont envisageables. Il s'agit alors d'un apport complémentaire de capitaux par des financiers extérieurs au sein de cette holding. À terme, soit les apporteurs se retirent, soit ils deviennent actionnaires majoritaires si les résultats obtenus n'ont pas permis leur retrait. "Attention, prévient Gwénola Floch Penn, l'éleveur doit garder en tête qu'il lui faudra rendre compte régulièrement, à son conseil d'administration, de ses résultats. Par ailleurs, les investisseurs imposeront un certain niveau de rentabilité. Enfin, cette solution est en moyenne de deux points plus onéreuse qu'un prêt bancaire classique."

Anne-Laure Lussou


Photo : La norme de 80 % de capitaux bancaires maximum entraîne les repreneurs à trouver des capitaux propres importants. 


Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 4 au 10 Décembre 2009
Imprimer l'article Imprimer l'article



Les rhodos et les azalées célèbrent le printemps





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 12788 depuis 1997)