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Sommaire | " PRODUCTIONS " | Bovins Viande | Article n°10149 |
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VIANDE BOVINE / 2009 n'aura pas vu d'amélioration des cours - La prime à la qualité, toujours
 

En 2009, côté femelles, les prix ont décroché notamment en raison de l'afflux de vaches laitières sur le marché, crise laitière oblige. Les vaches allaitantes ont été plus nombreuses sur le marché français au printemps, suite à l'épisode FCO qui a décalé des mises à la reproduction. "La nouveauté, cette année, est que la tendance lourde sur les prix a été valable y compris chez les génisses de bonne conformation, note Raymond Barré, de la Chambre d'agriculture du Finistère. Dans ce contexte, il faut donc absolument veiller à la bonne finition de ses femelles. Commercialiser davantage via une démarche qualité (label), pour ceux qui possèdent un contrat, est également intéressant : dans une conjoncture lourde, le différentiel de prix avec le système conventionnel se remarque davantage."


Mâles : un bon début 2010 ?


Côté mâles, l'année 2009 est marquée en France par des retards dans les naissances, toujours en raison de la FCO, ce qui décalera d'autant les sorties de taurillons en 2010. Les abattages devraient donc diminuer au premier semestre, et l'embellie des prix observée usuellement de décembre à mars pourrait se prolonger au-delà. "C'est une hypothèse, précise Raymond Barré, car pour l’heure les prix à la production sont toujours en retard sur 2008 de 5 cts. De meilleurs prix sont attendus de janvier à mars dans le creux de production. Pour les jeunes bovins à sortir au printemps, mieux vaut les vendre à ce moment-là, quitte à prévoir une bonne complémentation énergétique, plutôt que d'attendre juillet." Les produits recherchés sont des animaux de 16 à 20 mois d'âge pesant 420 à 450 kg de carcasse. Certains abattoirs ne rechignent pas face à des poids supérieurs, si la conformation est au rendez-vous : l'essentiel est d'être en phase avec son abatteur.


Broutards : de plus grands écarts


Le prix des broutards, quant à lui, s'est tenu un peu plus longtemps, en 2009, qu'en année classique où le cours baisse à partir d'octobre. La grande nouveauté de 2010 sera la disparition de la PAB, découplée à 100 % comme les aides Scop. Si le retour sous forme de DPU de cette PAB à l'exploitant sera de 87,3 %, il reste que les naisseurs deviendront encore plus dépendants des prix du broutard. "On risque de voir apparaître de plus grands écarts de prix entre les bons et les moins bons produits, anticipe Raymond Barré. D'où l'importance de viser au moins le kg de croissance par jour de présence sous la mère. Il faut produire les meilleurs veaux susceptibles d'intéresser les engraisseurs."
Pour ceux qui le peuvent, il demeure toujours plus intéressant d'engraisser soi-même, à en juger par les revenus moyens : avec 48,8 vaches, un système naisseur dégage un résultat courant de 10 823 euros / UTH tandis qu'un système naisseur – engraisseur, avec 60,6 vaches, dégage 20 696 euros / UTH (donnée CER 2007-2008). "Mais il faut rester prudent, précise R Barré. L'engraissement est un métier. Par ailleurs, il n'y a plus d'aides couplées à partir de 2010. En se basant sur 300 euros de charges opérationnelles pour l'engraissement, 300 euros de marge brute par JB et un prix de cession de 800 euros, il faut atteindre 1400 euros de produit, soit par exemple des JB de 430 kg à 3,26 euros/kg. À noter qu'une simple variation de 10 c par kg entraîne une différence de 43 euros par JB, ce qui n'est pas négligeable, d'où l'importance de se sécuriser dans le cadre d'une démarche commerciale serrée et réfléchie."

Anne-Laure Lussou


Photo : En vaches allaitantes, selon l’institut de l’élevage, le résultat courant devrait reculer en 2009. 


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Date de l'article : semaine du N° du 4 au 10 Décembre 2009
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Les rhodos et les azalées célèbrent le printemps





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