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Équipement / Économie et environnement - La barre de guidage trace la voie
 

Sur la console plaquée au pare-brise, la couleur des diodes alterne entre le vert et le rouge. Le conducteur ajuste le volant du tracteur pour retrouver les 3 diodes vertes, qui attestent du bon positionnement du tracteur sur la ligne. “Nous nous sommes équipés d'un GPS pour faciliter d’abord les traitements des intercultures”, expliquent Gilles et Pascal Guilloux, associés du Gaec de Kerberot (Saint Gildas - 22). Adeptes des techniques culturales simplifiées depuis 2000, ces exploitants se sont équipés d'un pulvérisateur de 21 mètres. Et la barre de guidage s'avère un outil bien utile. Elle indique les passages à suivre, mais aussi où couper et où reprendre la pulvérisation. Cette barre est évolutive : “nous pourrons ajouter l’ouverture et la fermeture automatique des tronçons du pulvérisateur” détaillent-ils.


Efficacité et précision


Au Gaec de Toubernoué (Merléac - 22), Jean-Yves Jaglin s’occupe des traitements des cultures. Le changement de pulvérisateur a été l’occasion de gagner en précision. “Nous sommes passés de 12 à 24 mètres. Nous pouvions soit continuer à jalonner, mais avec un risque de recouvrement important, soit investir dans une barre de guidage”. Le choix a été rapide étant donné les avantages du système. En effet, “la barre se déplace en quelques minutes d’un tracteur à l’autre, ce qui permet de l’utiliser quels que soient les travaux. La fonction arpentage permet également de mesurer avec précision la superficie des champs”.
Yves Le Rolland, du Gaec de Traou Canton (Coatreven - 22) en est équipé depuis plus deux ans. “Je garde toujours la barre de guidage sur l’engin, ça fonctionne très bien !” Éviter les manques ou les recouvrements sur des cultures avec une largeur de 28 m n’est pas possible sans l’aide d’un GPS. “Depuis, je l’utilise pour tous les apports : lisier en 15 m, fumier...” confie-t-il. La manipulation est simple, les boutons du boîtier peu nombreux. Une fois le tracé choisi, en ligne droite ou en courbe, les points A et B fixés, on suit l'esprit tranquille, les yeux alternent entre les diodes et le grand écran couleur. Un très grand confort !

Amélie Clément
CER FRANCE Côtes d’Armor




Aller plus loin avec l’autoguidage

Maintenant que les lignes ou les courbes de travail apparaissent dans la cabine, pourquoi ne pas lâcher le volant et se laisser guider ? Frédéric Lahay du Gaec de Perran à Plounévez-Quintin (22) est équipé d’une barre de guidage, avec conduite assistée depuis un an. Il l’utilise pour la pulvérisation, les épandages, les travaux du sol. « Une fois la première ligne de travail défini, j’engage le système d’autoguidage qui, comme son nom l’indique, gère la conduite tout seul. Je peux donc passer plus de temps à surveiller l’outil et je suis moins fatigué. » Il l’utilise sur trois tracteurs différents « en 10 minutes le matériel est installé. C'est rapide et facile d’utilisation. » Frédéric envisage de réaliser ses semis avec ce système évolutif. Pour cela, il lui suffira de s’abonner à un satellite pour avoir une précision de 5 à 10 cm.



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Date de l'article : semaine du N° du 27 Novembre au 3 Décembre 2009
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