Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 56 | Article n°10104 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 17 février 2012) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
Morbihan (56)
Passer en bio ? / Des éleveurs laitiers se renseignent
 

Cahier des charges, filière, montant des aides à la conversion, le Groupement des agriculteurs biologiques et la Chambre d'agriculture ont permis à des éleveurs conventionnels de s'informer sur ces différents thèmes, vendredi dernier à Sulniac. La rentabilité économique de l'EARL des Prairies, en bio depuis 2001, a peut-être convaincu certains éleveurs, encore hésitants, à franchir le pas.


Délégation de l'élevage des génisses


Avec 55 hectares pour produire 274 000 litres de lait, la surface était limitée pour atteindre l'autonomie fourragère. "Une bonne moitié de la surface est humide. Les rendements sont assez faibles. Nous avons donc décidé de déléguer l'élevage des génisses", indique Jean Luc Dréan, associé de l'EARL. Une vingtaine d'UGB en moins, 15 hectares de surface fourragère libérés. "Aujourd'hui nous plaçons une douzaine de génisses chaque année en pension, chez un agriculteur bio, pour assurer un renouvellement de 20% du troupeau". Le chargement de 1,1 UGB par hectare permet désormais à la cinquantaine de Normandes de produire le quota. "Le niveau de production est de 5500 litres par vache. L'objectif est d'atteindre 6000 litres". Les animaux pâturent 300 jours dans l'année dont une centaine en "plat unique". Les vaches consomment beaucoup de stocks: foin enrubanné, maïs ou sorgho sucrier. "L'alimentation se résume à 3 tonnes de matière sèche de stocks et 2,5 tonnes de pâture par vache". La ration hivernale est à base de 6 à 8 kilos d'ensilage (maïs ou sorgho), de foin et d'enrubanné complétés par 1,5 kilo de correcteur azoté (bouchon de luzerne) et de 1,5 kilo de mélange céréalier. "Le mélange céréalier est également distribué en période estivale. Au total, chaque vache dispose de 600 kilos de concentrés, soit 115 grammes par litre de lait". Les vêlages sont répartis sur l'ensemble de l'année.


Bonne rentabilité économique


Les produits de l'exploitation, ramenés aux mille litres de lait, atteignent 633 euros (dernier exercice comptable). Les charges opérationnelles et les frais généraux, respectivement de 135 et 164 euros/1000 litres, permettent à l'EARL des Prairies de dégager un EBE de 334 euros, aux mille litres, soit 53% du produit. Les bâtiments sont fonctionnels (aire paillée, couloir d'alimentation). La mise aux normes a été réalisée en 2003 (fosse couverte et fumière). Le matériel en propriété se limite à un tracteur de 80 cv, une remorque distributrice, une pailleuse, une barre de coupe et un andaineur. L'exploitation adhère à une Cuma intégrale, pour les travaux de culture et le compostage. Les récoltes sont réalisées par entreprise. L'EBE permet donc de couvrir les charges financières liées aux investissements, de rémunérer le travail des deux exploitants et d'envisager de nouveaux projets: la construction d'un hangar à fourrage et la production d'électricité grâce à un équipement photovoltaïque.
 
Bernard Laurent


 


Photo : Jean Luc et Raymonde Dréan ont accueilli des éleveurs, intéressés par une conversion en bio, lors de la porte ouverte de leur exploitation vendredi dernier.


Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 20 au 26 Novembre 2009
Imprimer l'article Imprimer l'article



La révolution rurale des années 60





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 12487 depuis 1997)