Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " PRODUCTIONS " | Volailles | Article n°10096 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 17 février 2012) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
ÉCONOMIE AVICOLE / La situation reste fragile chez les producteurs - Une année 2008 encourageante
 

Cela se confirme doucement mais sûrement : la filière avicole bénéficie d’un nouveau dynamisme. Même s’il faut rester prudent eu égard aux années difficiles comme 2006, les producteurs voient leur situation se stabiliser en 2008. En volailles de chair, notamment, les exploitations ont amélioré leur résultat net grâce à des prix qui sont restés à des niveaux satisfaisants. Conséquence : la marge brute en poulet progresse de 2,61 euros/m2/an pour atteindre 27,90 euros/m2/an. Pour la production de dindes, la progression est de 4,40 euros/m2. Les revenus par UTH augmentent aussi et reprennent des couleurs. La situation financière des élevages de chair s’améliore avec un EBE moyen de 41582 euros en 2008 et un taux d’endettement de 68 %. Cependant, cette situation reste fragile et les éleveurs doivent garder un œil sur le coût de production qui a évolué légèrement à la hausse, avec une augmentation des charges de structure. Même si ces exploitations peuvent à nouveau envisager des investissements, ce n’est pas encore le cas aujourd’hui car le poste bâtiment n’évolue pas. C’est l’un des enjeux d’avenir de la filière. Si le parc ne se renouvelle pas, la pérennité du système est remise en cause et les performances techniques vont commencer à se dégrader.


Coût alimentaire élevé en ponte


C’est un peu moins bien du côté des volailles de ponte. Le coût alimentaire qui est resté élevé sur le début de la période 2008-2009 et la baisse du prix de vente ont eu pour conséquence une baisse des résultats économiques des producteurs. Le coût de production est passé de 4,96 euros par 100 oeufs en 2007-2008 à 5,52 en 2008- 2009. Ces chiffres ne tiennent pas compte des investissements de rénovation ou de construction liés à la mise aux normes bien-être 2012.
Attention, beaucoup d’élevages, il est vrai, ne sont pas encore équipés. Deux stratégies sont possibles : la cessation d’activité ou l’investissement en saisissant les opportunités de reprise. L’élevage de demain sera de plus grande taille et permettra de faire des économies d’échelle.
En attendant, même si le coût alimentaire a amorcé une baisse depuis la fin 2008, l’EBE des exploitations de ponte baisse de 9 % et l’endettement augmente légèrement pour se retrouver à 80 % pour la période 2008-2009.


Repli de 0,9 % de la production française


Même si la production de l’Hexagone accuse un léger repli de 0,9 % en 2008 en volailles de chair, sa production de poulets augmente de 1,5 %. Le point fort de la France dans ce marché européen à forte concurrence, c’est la diversité de sa production. Quand l’Espagne ou les Pays-Bas produisent essentiellement du poulet, la France joue la sécurité et produit des poulets, des dindes, des canards, des pintades et des oies. Quant aux œufs, la production française a bondi de 2,5 %.
En chair comme en ponte, l’enjeu majeur à venir concerne la réponse de la production aux nouvelles attentes du consommateur en termes de développement durable. Comment valoriser au mieux la production tout en s’adaptant à cette nouvelle donne sociétale ? Cette question pregnante doit être au cœur des stratégies d’investissement à tous les niveaux de la filière.


Jean-Christophe Séité
Cogedis


 


Photo : L’état de santé des exploitations avicoles s’améliore. Il faut rester prudent, la situation reste fragile. Les aviculteurs doivent garder un œil constant sur le coût de production.

 




 


Réforme de la Pac à mi-parcours et aviculture en 2010


Les producteurs de volailles ne bénéficient pas d’aides couplées Pac liées à la production.
Par contre, les producteurs ayant des cultures de vente vont perdre leurs aides couplées végétales. Cependant, une partie de ces aides couplées reviendra aux producteurs sous forme de nouveaux DPU ou de valorisation des DPU existants. De nouvelles aides Pac végétales sont attribuées. Sont concernés les producteurs ayant des protéagineux. Une prime est créée d’un montant estimé à 150 euros par hectare pour 2010. En 2010, le paiement de ces aides se fera en fin d’année comme les autres années. Il est important lors de la réalisation du dossier Pac de calculer le montant des aides à percevoir en 2010 afin d’anticiper l’évolution de la trésorerie.



Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 20 au 26 Novembre 2009
Imprimer l'article Imprimer l'article



La révolution rurale des années 60





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 12487 depuis 1997)