Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " PRODUCTIONS " | Volailles | Article n°10095 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 17 février 2012) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
Volailles / Une étude de l'AFSSA de Ploufragan (22) - Privilégier la bande unique et les barrières sanitaires
 

Le contrat de progrès du Cidef a permis de codifier quelques pratiques sanitaires, dans les élevages avicoles. Des améliorations sont encore possibles comme le montre l'étude réalisée par
l'Afssa de Ploufragan sur l'histomonose de la dinde et publiée par le Cidef. L'enquête a permis de recenser les pratiques d'hygiène et la situation sanitaire dans 120 élevages de dindes de chair de 6 à 8 semaines, pendant 1 an. Elle a confirmé le vieillissement du parc de bâtiments et montré que les améliorations possibles portent notamment sur la généralisation de la bande unique et sur le renforcement des barrières sanitaires.


Une seule espèce, un seul âge


Selon cette étude, avant l'âge de 6 à 8 semaines, 70 % des lots de dindes ont rencontré des problèmes digestifs, une dominante pathologique qui représente une préoccupation sanitaire majeure pour les éleveurs de dindes.
Plus de 21 % des élevages pratiquent encore la conduite simultanée de lots de plusieurs espèces (dindes, poulets, canards, …), sur un même site. "Cette présence d'espèces de volailles différentes entraîne un risque de contamination des élevages et d'apparition de maladies. De même, la cohabitation de volailles d'âges multiples sur une même exploitation représente un risque de transmission d'agents pathogènes d'un lot à l'autre". Dans ce cas, les vides sanitaires n'ont pas la même efficacité qu'en bande unique.


Clôture de l'élevage


Le sas sanitaire est une installation courante dans les élevages. Cependant, la délimitation d'un périmètre protégé autour des poulaillers, fréquente au niveau des élevages de reproducteurs, est encore trop rare dans les élevages de dindes. "Il est souhaitable d'avoir une clôture autour des bâtiments ou une chaîne pour créer une zone d'élevage protégée", précise l'Afssa.
Trop de sas sanitaires présentent des défaillances au niveau des équipements : lavabos, savons, essuies main jetables… Le bon équipement d'un sas permet à toute personne entrant dans le bâtiment de changer de chaussures, plutôt que de passer dans le pédiluve et de se laver les mains, pour limiter tout risque de contamination. "Le facteur humain est l'un des vecteurs les plus importants de transmission des pathogènes. Les éleveurs devraient systématiquement changer de tenue avant d'entrer dans le bâtiment".
Patrick Bégos


Photo : Trop peu d'élevages avicoles ont un périmètre protégé autour des bâtiments, comme les élevages de reproducteurs. 







Traitement anti-parasitaire

Le traitement antiparasitaire des dindes doit être renforcé, estime l'AFSSA. Les coccidies sont les parasites les plus fréquents dans les élevages de volailles. La quasi-totalité des lots de dindes reçoit un aliment supplémenté par un anticoccidien. La lutte contre d'éventuels helminthes, essentiellement des nématodes, est loin d'être menée systématiquement alors que cette prévention pourrait protéger les élevages des "hétérakis gallinarum", l'un des vecteurs d'histomonas méléagridis, l'agent de l'histomonose.
La pathologie digestive reste une dominante dans les élevages de dindes. Le déséquilibre digestif a été favorisé par l'interdiction des farines animales, l'arrêt des antibiotiques facteurs de croissance, et l'élimination des anti-histomoniques.



Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 20 au 26 Novembre 2009
Imprimer l'article Imprimer l'article



La révolution rurale des années 60





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 12487 depuis 1997)