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Sommaire | " PRODUCTIONS " | Volailles | Article n°10072 |
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Qualité / Label Rouge aux Fermiers d'Argoat - “Le consommateur a besoin de repères”
 

La réforme de la politique des signes de qualité, engagée depuis 2007 par l'Institut National des Appelations d’Origine, se poursuit avec l'objectif de renforcer la lisibilité et la crédibilité des produits vis-à-vis des consommateurs. L'ODG (l'organisme de défense et de gestion) est la structure reconnue qui définit le cahier des charges, élabore le plan de contrôle avec l'organisme certificateur et met en place son propre contrôle interne.  
L'ODG "Fermiers d'Argoat" est la référence des signes de qualité en Bretagne avec la particularité, unique en France, d'avoir au total 23 référentiels différents dans trois productions : 15 en volailles de chair, 7 en porcs et charcuterie et 1 en œufs. "Le consommateur recherche des repères de réassurance", déclare Josiane Guyader, présidente de Fermiers d'Argoat. "À nous de rendre nos valeurs encore plus lisibles". Le terroir est une valeur sûre et la nouvelle campagne de communication des Fermiers d'Argoat s'appuiera sur cette valeur. "Pour rester à l'avant-garde de la filière Label rouge, il faut être bon sur tout", poursuit la présidente. "Nos deux fondamentaux sont la différence gustative et la qualité sanitaire. Sur ces deux critères, nous devons être irréprochables". Les responsables de l'ODG sont également vigilants à la répartition des marges au sein de la filière.


Augmenter la découpe de volailles


La volaille de chair Label rouge est un marché à maturité. Après avoir régressé de 4,8 % en 2008, le marché national se replie de 3 % en 2009, avec une progression des poulets de couleur jaune (44 % des volumes) alors que le blanc régresse. "La défection des consommateurs pour les volailles entières est la principale cause de ce repli", explique Eric Toulgoat. "La découpe de volailles Label Rouge s'est stabilisée autour de 20 % de la production. Une réflexion est en cours pour réduire le coût de production de ces découpes sans toucher aux fondamentaux du cahier des charges".
Le logo Label Rouge reste un élément de confiance pour le consommateur qui recherche des volailles présentant un caractère plus typé et vendues sous une marque nationale ou régionale. Avec 140 éleveurs pour 110 000m2, les Fermiers d'Argoat ont labellisé 2,7 millions de volailles en 2008 (mise en place de 4 millions). La productivité, les performances techniques et la maîtrise sanitaire sont les principaux axes de travail avec le maintien d'un contact permanent avec les consommateurs, notamment par les journées d'animation en magasins.


Porcs


En porc fermier, la production est assurée par 53 éleveurs pour un volume abattu de 53 386 porcs (progression de 3,3 %). "L'érosion des ventes de porc fermier se poursuit. Dans un contexte de crise économique, il est difficile pour la viande de porc haut de gamme de faire sa place dans les rayons et de maintenir ses volumes de vente, face aux promotions et aux prix attractifs de la viande standard", souligne Jean-Pierre Duval.
En Label Rouge, 2008 a été l'année d'adaptation des volumes de porcs Label aux besoins réels du marché. Les abattages se sont élevés à un peu plus de 100 000 porcs soit un repli de 3 %. Les principaux débouchés restent la charcuterie. Le groupement proposera, début 2010, de la viande sans OGM. "Une synergie entre éleveurs et services commerciaux en aval est indispensable pour booster le développement de nos productions sous signe de qualité. Notre avenir dépend de notre capacité à faire valoir la qualité supérieure de nos produits".

Patrick Bégos


Photo : Josiane Guyader, présidente des Fermiers d'Argoat, entourée de Gilbert Guillome, vice-président (à gauche) et Eric Toulgoat, trésorier. 



De beaux jours pour l'oeuf 

47 millions d'œufs ont été produits dont 40 % en Label, 35 % en bio et 25 % en plein air. "Ces pourcentages équilibrés pourraient être remis en cause par la parution, début 2009, du décret fermier avec des contraintes nouvelles (non-spécialisation du producteur, non-intégration et approvisionnement régional en céréales)", précise Gilbert Guillome. Les œufs Label sont en progression de 9,4 % sur l'exercice. Le bio est stable sur 2008 (16,8 millions d'œufs) mais la demande s'emballe en 2009 avec une progression de 15 %, limitée par le manque de production. "L'œuf alternatif a de beaux jours devant lui avec la baisse des productions conventionnelles. Les projets de conversion en bio sont importants. Soyons prudents, car nous n'avons pas de perception réelle des besoins. Le seul arbitre reste le consommateur".



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Date de l'article : semaine du N° du 13 au 19 Novembre 2009
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