
Au départ de ses parents à la retraite, Gilles Le Dréau, agriculteur à Pleyben, se retrouve seul sur son exploitation. Même si on peut toujours compter sur les retraités pour donner un coup de main, cet éleveur laitier décide d’adhérer immédiatement au service de remplacement, le Sdaec.
« Deux ans après je mesure tout l’intérêt de l’adhésion », note cet agriculteur qui se retrouve cloué par un mal de dos. « Je suis en arrêt pour plusieurs mois. J’ai eu de la chance d’être remplacé aussitôt », explique-t-il. Et d’indiquer que son attente de « compétence et de sérieux de la part des salariés est au rendez-vous ».
Souscrire à l’assurance collective
Au-delà du côté rassurant de disposer rapidement d’un salarié compétent, le service de remplacement offre aussi la possibilité de souscrire à ce que l’on appelle communément une assurance collective ou de groupe. Et c’est d’ailleurs là toute l’originalité et l’intérêt de ce système financièrement intéressant.
« Grâce au dispositif de prévoyance remplacement Alterre Ego, mis en place depuis juin 2008 en partenariat avec Groupama Bretagne, l’exploitant adhérent assuré bénéficie d’une indemnité journalière. Cette indemnité vient prendre en charge les deux tiers du montant journalier de la facture de remplacement », explique Christian Le Garrec, responsable secteur Sud-Finistère.
Pour en bénéficier, l’agriculteur doit adhérer au service de remplacement (coût annuel : 85 €/exploitation +15 € par actif inscrit) et souscrire au contrat d’assurance collective. « Une cotisation annuelle de 500 € assure une bonne couverture », poursuit C. Le Garrec. « Sachant qu’il y a six déclinaisons possibles en fonction du profil d’assurance recherché par l’agriculteur ».
Bonne prise en charge
Lorsque l’assurance est activée, les indemnités sont directement versées au service de remplacement. « Dès le 1er jour en cas d’accident ; à partir du 6e jour en cas de maladie », détaille C. Le Garrec. « Avec des durées de 3, 6 ou 12 mois ». À comparer à une assurance individuelle qui ne prévoit bien souvent de versement d’indemnités qu’à partir du 15e jour en accident et du 30e en maladie.
Reste que l’assurance collective ne couvre pas la totalité de la rémunération du salarié de remplacement. « Une journée de salarié de remplacement revient à 160 €. L’assurance collective couvre en moyenne 100 €. Reste donc 60 € à charge pour l’agriculteur. Ce qu’il peut lui-même couvrir partiellement ou en totalité par une assurance individuelle ».
Didier Le Du
Photo : Xavier Rannou (à gauche), salarié du Sdaec, intervient actuellement chez Gilles Le Dréau, à Pleyben.
Contact :
- Nord-Finistère : Jean-François Roguez, tel : 02 98 15 12 39 ou jf.roguez@sdaec
- Sud-Finistère : Christian Le Garrec, tel : 02 98 95 15 47 ou c.legarrec@sdaec.fr