
Les nouveaux parcs de rassemblement avec une batterie de barrières sont très utiles à la manipulation des bovins. « L’an passé, ils ont fait leurs preuves lors des nombreuses interventions et vaccinations », a rappelé Raymond Barré, technicien viande à la Chambre d'agriculture, lors de la journée départementale sur la contention à Pluguffan.
Bien positionner son parc
Pour une bonne utilisation, « il est utile de bien les positionner sur un terrain plat, plutôt en haut de parcelle qu’en bas et en utilisant les limites naturelles (talus …) ». Quelques jours avant une intervention, on peut appâter les animaux avec un nourrisseur ou un râtelier de foin. « Disposés au milieu du parc, la circulation des bêtes ne sera que meilleure ».
Les nouveaux modèles de parc mobile sont équipés d’une entrée latérale, ce qui évite au dernier rentré d’entamer une marche arrière pour se sauver. À noter aussi les équipements en systèmes anti-recul – simples de conception mais particulièrement efficaces – , de portes de contention conçues pour éviter les blessures, etc.
Toutes ces innovations en font des parcs bien équipés pour toutes les interventions, que ce soit à l’avant ou à l’arrière des animaux. « Enfin la taille du tubulaire est importante pour résister aux assauts répétés de certains animaux de race allaitante peu enclins à se faire manipuler ».
La Chambre d’agriculture et le GDS préconisent plutôt les achats en commun. Certaines sections GDS et Cuma se sont équipées récemment en matériels de contention mobile. Autre avantage d’un équipement collectif, la corvée des vaccinations est éventuellement moins lourde à porter quand on est plusieurs à l’organiser et à intervenir.
Les bétaillères surbaissées séduisent
Les bétaillères font aussi partie du dispositif de manipulation des allaitantes. « Le choix du surbaissé ou pas a relevé l’attention des participants à la porte ouverte », observe R. Barré.
« Les remorques surbaissées présentent l’inconvénient d’avoir un passage de roue plus imposant ce qui peut éventuellement gêner les animaux lors des longs trajets ». Mais au-delà, le surbaissé séduit pour le confort lors du chargement. « En général ces remorques sont équipées de barrières de séparation intérieures justement disposées au niveau du passage de roues ».
Dernier petit détail mais qui a son importance : la couleur de la peinture de la bétaillère. Il n’est pas question ici de se faire plaisir en faisant dans le flashy. Car si une couleur neutre comme celle du galva convient bien, une couleur trop vive est moins apaisante, voire excitante. Et pas forcément le rouge légendaire qui ferait écumer les taureaux, mais surtout le jaune, l’orange, etc.
Photo : Les bétaillères surbaissées facilitent le chargement, mais aussi le déchargement puisque les animaux qui n’ont pas besoin de sauter évitent ainsi les glissades.
Le chien de troupeau
Le chien de troupeau ne doit pas être réservé aux laitières mémères. Même avec le tempérament plus sanguin des allaitantes, le chien sait se montrer efficace. C’est le message de l’association Border Collie du Finistère.
« Le chien apporte en toutes circonstances une aide appréciable. C’est le chien qui maîtrise le troupeau… et l’attention des bêtes ». Du coup, l’éleveur est plus libre pour les interventions et se trouve davantage en sécurité.
« En facilitant les interventions, le chien permet aussi de faire des économies sur les investissements en matériel », relève l’association qui propose des formations pour aider les éleveurs et futurs éleveurs à bien conduire leurs chiens.