Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 22 | Article n°10047 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 17 février 2012) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
Côtes d'Armor (22)
Les nouveautés Pac 2010 en bovins viande - S'adapter, par la force des choses
 

En parallèle de la poursuite du découplage (100 % de la PAB, 25 % de la PMTVA), une partie des nouvelles aides directes découplées seront réorientées vers certains DPU, de nouvelles aides couplées seront créées et une modulation obligatoire supplémentaire, enfin, verra le jour pour financer de nouvelles mesures de développement rural. À l'échelle de l'exploitation, pour compenser d'éventuelles pertes d'aides entraînées par la réforme, c'est vers les nouveaux dispositifs qu'il faudra donc se tourner. Mais les calculs sont pour le moins laborieux et, notait un producteur, "ces informations arrivent tard, alors que nos assolement sont déjà décidés !"


Des disparités


Tous les élevages de bovin viande ne seront pas égaux face à l'évolution des aides. "Plus on a de primes, plus le prélèvement sera important", notait Thierry Offredo, conseiller viande bovine à la Chambre d'agriculture. Les systèmes intensifs seront plus touchés : ainsi, un naisseur intensif disposant de 115 DPU / ha en 2008 pourrait voir son montant d'aides baisser de 32 euros / ha. Mais les moins bien lotis, avec cette réforme, sont les engraisseurs purs, qui pourraient voir leur montant d'aides baisser jusqu'à 77 euros / ha (hors compensation).


Veau : des inquiétudes


En outre, la perspective du bilan de santé et de son découplage à 100 % de la PAB suscite d'importantes inquiétudes pour la filière veaux de boucherie. La PAB représente 50 euros / animal. 87 % de l'aide sera désormais incluse sous forme de DPU. "Quid de la reprise d'un atelier sans ces DPU ? interroge andré corlay, spécialiste des questions pac à la chambre. Quelle sera la rentabilité de l'atelier ?" Certains craignent aussi de voir dans ces conditions la production bretonne fléchir d'un coup.


Un trop plein


Mauvaise conjoncture à répétition, perspectives d'évolution réglementaire peu réjouissantes… le tableau n'est pas tout rose pour les éleveurs viande. Le découragement était d'ailleurs largement palpable, jeudi soir dans l'assemblée. Des évolutions importantes sont requises. Pour l'heure et dans cette perspective, la section régionale viande travaille à une réorganisation de la filière au travers du dispositif OP et AOP. Un autre travail est en cours en vue de sécuriser l'engraissement.


Anne-Laure Lussou


Photo : Chez un engraisseur bénéficiant de 511 DPU / ha en 2008, l'effet du bilan de santé peut aller jusque – 77 euros / ha (hors compensation). 



Modification du passage PMTVA / quotas 

Les conditions de passage PMTVA / quotas laitiers ont été revus. Si la DDEA proposait initialement une équivalence de 4 500 litres, "la correction de la valeur d'échange lait/PMTVA ne doit pas passer en dessous de 5 500 litres par droit", annonce la section.



Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 30 Octobre au 5 Novembre 2009
Imprimer l'article Imprimer l'article



La révolution rurale des années 60





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 12487 depuis 1997)