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Sommaire | " PRODUCTIONS " | Lait | Article n°10037 |
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Lait / Gaec de la Noé Mauny, à Landéhen et Pommeret (22) - 650 000 litres de quota en race Normande
 

Quand s'est posée la question de la mise aux normes, Denis et Véronique Le Collonnier ont mené une réflexion sur les différentes options possibles pour leur exploitation basée à Pommeret (22), avec l'aide de Robert Flohic, conseiller économique au Contrôle laitier 22. "Nous sommes partis du revenu souhaité par les agriculteurs : 3 000 euros mensuels pour le couple", précise le conseiller. Seuls, les producteurs étaient obligés de construire un bâtiment neuf, ce qui ne passait pas avec les objectifs de revenu. Ils se sont donc orientés vers le regroupement avec une exploitation tenue par un couple d'agriculteurs de Landéhen : Noël et Patricia Bertrand. Neuf kilomètres séparent les deux sites.


Entraide depuis plusieurs années


Les deux couples avaient déjà travaillé ensemble plusieurs années : "nous nous remplacions pour la traite du dimanche soir. Cela nous permettait de nous libérer une demi-journée", explique D. Le Collonnier. Pour N. et P. Bertrand, la mise en place du Gaec permettait une meilleure gestion du temps et l'arrivée de main-d'œuvre supplémentaire. "Plusieurs rencontres ont été organisées avant la création du Gaec en avril 2005. Le choix de la race a fait partie des discussions. Après mise à plat des deux bilans, les producteurs ont opté pour la Normande", note Robert Flohic. Les 4 UTH gèrent aujourd'hui un troupeau de 110 VL produisant un quota de 650 000 L.
Le bâtiment de Landéhen a été gardé pour les vaches : une stabulation avec une aire paillée et une grande aire d'exercice, paillée et raclée tous les jours. Les producteurs se sont équipés d'une salle de traite simple (2 X 8 TPA). La mise aux normes a été faite en commun avec création d'une fosse et d'une fumière. Un grand silo de maïs a été construit. Sur la campagne 2008/2009, le système affiche un excellent EBE : 289 euros/1 000 L (200 euros en moyenne CER / Chambre). Les charges de structure sont maîtrisées à 44% du produit total de l'exploitation (dont 19% de mécanisation).


Adaptation du pâturage


Le coût alimentaire est très compétitif, se situant autour de 55 euros/1 000 L en année normale. Du fait des faibles rendements en maïs, il est un peu monté sur la campagne 2008/2009 : 65 euros/1 000 L, dont 25 euros de concentrés. Le pâturage (RGA – trèfle blanc) est largement favorisé avec 25 ares/VL au printemps. Avec la constitution du gros troupeau, les éleveurs ont réfléchi sur plan à l'organisation de leur pâturage. Cinq blocs de parcelles ont été créés sur 35 ha autour de la stabulation. Un chemin large et stabilisé a été ajouté. "Les deux chemins principaux de pâturage nous appartiennent, ce qui facilite le travail. Les vaches se déplacent toutes seules sur les parcelles, guidées par des fils électriques".
Le pâturage est mené en paddocks de 1 ha environ, avec utilisation de l'herbomètre tous les mois en saison. "Nous ne fauchons pas ces parcelles. Les génisses y passent après les vaches". Les pâtures sont retournées tous les 4-5 ans, suivies de maïs puis de blé. Sur le site de Pommeret, 27 ha sont réservés à l'herbe : pâturage des génisses et des taries, foin (quinzaine d'ha) et quelquefois enrubannage. Les cultures sont conduites économiquement avec des rotations adaptées et peu d'intrants : l'herbe revient à 120 euros/ha et le maïs à 300 euros/ha.
La ration des vaches est simplifiée. D'avril à juillet, elles reçoivent 3 kg de MS de maïs, 14 kg d'herbe pâturée – d'août à octobre : 8 kg de maïs, 8 kg d'herbe et 1,5 kg de concentrés azotés – de novembre à janvier : 16 kg de maïs, 2,5 kg de concentrés et un peu de paille – de février à mars : 8 kg de maïs, 8 kg d'herbe et 1 kg de concentrés. En optimisant les concentrés avec un Dac, les éleveurs souhaiteraient faire passer la moyenne d'étable de 6 200 kg à 7 000 kg et le TP de 35 à 36. Les investissements à venir iront vers une amélioration du confort de travail.

Agnès Cussonneau


Photo : De gauche à droite : Noël Bertrand, Robert Flohic du Contrôle laitier 22, et Denis Le Collonnier, sur le chemin principal de pâturage. 


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Date de l'article : semaine du N° du 30 Octobre au 5 Novembre 2009
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