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Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 56 | Article n°10030 |
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Morbihan (56)
Haies et talus fournissent de l'énergie : la maison et l'eau de la salle de traite chauffées au bois
 

Deux mille cinq cent litres de fioul économisés, par an, pour le chauffage de la maison. 15 000 Kw d'électricité pour le chauffage de l'eau en salle de traite. Le tout récent investissement dans une chaudière à bois, de marque Guntamatic, sera rapidement amorti au Gaec de Lann Bihan, à Plescop. "L'équipement, hors subvention, revient à 30 000 euros. Compte tenu des économies réalisées et des frais de fonctionnement, la chaudière sera amortie en quatre ans", précise Gwenaël Bainvel, l'un des trois associés du Gaec.


Économie et démarche citoyenne


Pourquoi un tel investissement? "Nous souhaitons nous inscrire dans une démarche de développement durable et de respect de l'environnement. Cet investissement nous permet de le faire, tout en réalisant des économies substantielles de temps et d'argent". Finie la corvée de la coupe du bois en bûches. Le bois d'élagage est entièrement broyé. 60 m3 en une heure, soit la totalité des besoins sur l'année, pour un coût de 220 euros. "La coupe et le ramassage s'effectuent à l'aide du télescopique. Auparavant, les petites branches étaient brûlées sur place. Désormais, tout sera utilisé". Le broyage est réalisé par le matériel de la Cuma Breizh Énergie. Le nouvel équipement permet également de valoriser les zones humides. "Nous pourrons couper les saules dans les vieilles prairies, et exploiter, plus tard, les repousses". La ressource ne manque pas sur les 220 hectares du Gaec. Le bois déchiqueté est stocké dans un vieil hangar, dans une zone urbanisée. "Nous ne souhaitions pas y mettre de génisses. C'est idéal pour le stockage du bois".


Se réapproprier le chauffage


Le bois déchiqueté est acheminé d'un petit abri (réapprovisionné de temps en temps) qui jouxte le local de la chaudière à bois par une vis. L'entretien est très limité. La chaudière produit peu de cendres. Un nettoyage du bac à cendre, tous les deux mois, est suffisant. La durée de vie de la chaudière est estimée à une trentaine d'années. La fraîcheur du local témoigne du peu de perte de calories dans l'environnement. "C'est également un moyen de se réapproprier son chauffage. Il ne suffit plus d'appuyer sur un bouton. On travaille la matière première et on entretient le matériel". La chaudière est reliée à un ballon de 800 litres d'eau. Le local est à la fois proche de la maison d'habitation et de la salle de traite.

Bernard Laurent




Légende : Gwenaël Bainvel, du Gaec de Lann bihan à Plescop, apprécie le gain de temps consacré à l'élagage des haies et talus de l'exploitation.

 



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Date de l'article : semaine du N° du 30 Octobre au 5 Novembre 2009
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