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Les ministres de l’Environnement de l’UE ont réservé, le 20 février à Bruxelles, un accueil globalement favorable à la stratégie thématique pour une utilisation durable des pesticides préconisée en juillet 2006 par la Commission européenne. La directive proposée pour mettre en œuvre cette stratégie, ainsi que le projet de règlement sur la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques présenté simultanément, vont maintenant être traités par le Conseil agricole, « bien qu’il s’agisse clairement de questions environnementales », a regretté Stavros Dimas, le commissaire à l’Environnement.
Ne pas confondre risque et volume
Les organisations professionnelles et coopératives agricoles de l’UE (Copa et Cogeca) expriment, dans un communiqué publié le 21 février, « leur satisfaction par rapport au fait que la proposition (sur les pesticides) vise principalement à réduire les risques liés à l’utilisation des produits phytosanitaires, et non le volume ». Selon elles, « il s’agit d’interpréter avec prudence les statistiques concernant le volume total de pesticides vendus ou utilisés dans un Etat membre car elles en disent peu sur la nature de la substance active concernée, et par conséquent sur le risque d’impact négatif entraîné par leur utilisation ».
Le Copa et la Cogeca notent, en revanche, que le projet de la Commission de Bruxelles « ne prévoit pas d’options permettant de développer des stratégies ou des méthodes alternatives, telles que le recours à des agents de contrôle biologiques et à des micro-organismes qui pourraient s’avérer plus sûrs que les produits phytosanitaires actuels ».
Les organisations agricoles soulignent enfin que « la lutte intégrée contre les ravageurs devrait être encouragée progressivement et que des exigences minimales proposées en tant que recommandations générales au lieu de nouvelles normes européennes ».
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