Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " PRODUCTIONS " | Article n°6795 |
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Ovins : Brebis cherchent éleveurs
 
Seulement 40 % de la viande d’agneau consommée en France est d’origine nationale. Avec 124 700 tonnes équivalent carcasse (tec), la production française ne couvre pas la consommation intérieure qui est de l’ordre de 252 700 tec. Le taux d’auto-approvisionnement se maintient aux alentours de 50 % contre près de 75 % au milieu des années 80. Malgré ce réel potentiel de développement, la production ovine européenne est à la baisse : - 2,5 % en 2006. De ce fait, les pays tiers de l’hémisphère sud comme l’Argentine, l’Australie ou la Nouvelle-Zélande qui voit son cheptel reproducteur augmenter de 3,20 % depuis le début de l’année, devraient accroître leur offre sur le marché européen. Cette offre supplémentaire (essentiellement des produits congelés : + 30 % sur un an) pourrait entraîner une baisse du prix au kg pour les producteurs. Des problèmes sanitaires, les sécheresses à répétition et surtout le découplage total ou partiel de la prime à la brebis dans le cadre de la réforme de la Pac engagée depuis 2005 pour certains pays dont le Royaume-Uni et l’Irlande, fer de lance de la production européenne, provoquent aujourd’hui un net recul des effectifs reproducteurs. Pourtant, les techniques d'élevage ont fait un bond en avant améliorant l'efficacité et les conditions de travail. La filière se mobilise afin de relancer la production. Une charte interprofessionnelle de relance de la production ovine a été signée pour encourager l’installation de nouveaux éleveurs, développer la production dans les élevages existants et reconquérir des parts de marché en faveur de l’agneau français en développant les appellations régionales.
200 brebis pour 1 UTH
Le cheptel a diminué de plus de 30 % depuis 1981. Les diminutions d’effectifs ont été plus importantes dans les systèmes viande :
- 12 % sur 5 ans. Ce sont les bassins traditionnels du centre et dans une moindre mesure du sud de la France qui sont les plus touchés. À l’inverse, les élevages laitiers résistent mieux avec une stagnation des effectifs sur un an et en augmentation sur les 5 dernières années (+ 2 %). L’activité laitière représente le quart des effectifs. Au total, depuis 15 ans le nombre des exploitations ovines au niveau national a diminué de plus de 50 %, et ce phénomène pourrait s’accentuer dans les années futures car 60 % des exploitants ovins ont 50 ans et plus aujourd’hui. Parallèlement, la concentration est en marche et les augmentations de la taille moyenne des cheptels sont sensibles. Aujourd’hui, 79 % des élevages laitiers et 61 % des élevages de viande comptent au moins 200 brebis, ce qui constitue le seuil de la taille optimale pour 1 UTH. En termes de localisation de la production, six régions (Midi-Pyrénées, Paca, Aquitaine, Poitou-Charentes, Limousin, Auvergne) se partagent la majorité du cheptel ovin français. Si les races à viande sont présentes un peu partout sur le territoire, on distingue deux zones à vocation laitière plus marquée : la région de Roquefort et l’ensemble des Pyrénées.
Prix stables
Côté prix, on note une différence dans leur évolution selon le stade de commercialisation, et ceci depuis plusieurs années de suite. En effet, selon l’Insee, le prix moyen de la viande ovine à la consommation a augmenté de 2,3 % par rapport à 2004 alors que dans un même temps, la cotation moyenne établie par l’Ofival se maintenait à 4,82 ? par kg avec des pics saisonniers importants (période pascale, période du Ramadan et fin d’année). Le chiffre d’affaires des élevages ovins est stable sur l’année 2005. Cette stabilité s’explique principalement, d’une part en raison des niveaux de ventes réalisés, or le prix moyen au kg est resté stable, et d’autre part, en raison du maintien des primes ovines communautaires. Dans ce contexte de stabilité des prix, l’amélioration de la rentabilité des élevages ne peut passer que par une rationalisation des charges. Pari réussi puisque les gains de productivité se sont traduits en 2005 par un Excédent brut d'exploitation (EBE) en augmentation à 103 ? par brebis contre 97 ? en 2004. Le net redressement de la situation financière devient perceptible : le fonds de roulement couvre largement les stocks circulants malgré un taux d’endettement à la hausse suite aux investissements réalisés pour améliorer les conditions de travail et pour se mettre aux normes.

Stéphane Laizin
Cogedis



La laine, isolant thermique naturel

Vendre la laine comme isolant pour les habitations est un nouveau débouché pour les éleveurs.
La laine possède un indice de conductivité thermique proche de celui de la laine de verre, une résistance au feu et un fort indice d’absorption de l’humidité excédentaire. Cette niche permettrait de valoriser la laine suivant le type et la qualité à un meilleur prix. Les frais de tonte se situent entre 0,15 et 0,76 euros le kilo.

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Date de l'article : semaine du N° du 5 au 11 Janvier 2007
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Musée de l’école rurale de Trégarvan (29) / Au porte-plume et à l’encre violette





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