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Morbihan (56)
MOUCHES : Les conseils du GDS, pour faire mouche en élevage laitier
 
Les mouches peuvent véhiculer des germes pathogènes. En cas d'infestation importante, elles énervent les animaux et perturbent le bon déroulement des travaux d'élevage (traite…). La production peut s'en ressentir. La connaissance de l'insecte et de son mode de vie permet d'adapter les moyens de lutte.
Connaître leur mode de vie
Les mouches sont attirées par certaines odeurs (nourriture - lait, par exemple - déjections…), elles peuvent arriver en salle de traite avec les animaux qui rentrent de pâture.
Elles aiment les ambiances calmes et chaudes.
Elles pondent dans les déjections humides (ni trop sèches, ni trop liquides). Chaque mouche peut pondre 1000 œufs.
Leur développement est d'autant plus rapide que la température est élevée.
Les moyens de lutte
Il est indispensable de leur rendre la vie impossible et pour cela prendre des précautions de base
- Eviter de laisser, dans les locaux que l'on souhaite protéger, ou à proximité, des éléments susceptibles d'attirer les mouches ( seaux de lait, tank sale extérieurement, stockage de fumier ou écoulements de jus de fumier, bouses…).
Un bon vide sanitaire (condamnation de la stabulation, vidange soignée) y contribue fortement.
- En ce qui concerne la salle de traite, veiller à laver quotidiennement les parois et les sols (lieu de traite et aire d'attente), pour éviter que les mouches soient attirées dans ce local par les déjections.
- Entretenir une ambiance qui leur soit hostile grâce à une bonne ventilation des locaux.
En complément, la lutte chimique et physique.
La règle de base est d'agir tôt, avant les premières chaleurs, afin de ne pas se laisser déborder et respecter un calendrier de traitement.
C'est là que tout se joue. La saison de traitement ne coûtera pas plus cher pour autant car on évitera alors les re-traitements répétés.
En élevage laitier, 2 types de moyens peuvent être utilisés: la lutte chimique et la lutte physique (tableaux 1 et 2)
Le GDS tient à la disposition de ses adhérents un protocole détaillé ainsi qu'une liste (non exhaustive) de produits leur permettant de s'y reconnaître parmi les différentes spécialités existantes. Sauf pour les pièges collants, ces spécialités doivent avoir reçu une homologation pour le traitement des bâtiments d’élevage ou une AMM dans le cas des produits utilisables sur les animaux.
Ces documents sont bien sûr disponibles au GDS, ils seront diffusés via les courriers adressés aux éleveurs et via les techniciens dès la fin avril.


En résumé

- Agir tôt, avant les premières chaleurs (mi-mai au plus tard, voir tableau 3).
- Appliquer les précautions de base, elles permettront d'éviter d'attirer les mouches dans les locaux, de ne pas leur offrir des conditions de vie et des milieux de ponte favorables.
- Choisir, en complément de ces précautions, un moyen de lutte approprié.
- Appliquer l'ensemble de ces mesures à la totalité de l'élevage.


Laurence Mocquet (GDS 56)


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