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L'Afssa ( Agence française de sécurité sanitaire des aliments) a annoncé que le risque immédiat de contamination des populations aviaires européennes par de oiseaux migrateurs en provenance de Russie est faible. Les mesures de confinement des volailles de plein air ne sont donc pas d'actualité à ce jour selon l'agence de sécurité sanitaire ( 23 août). Les oiseaux migrateurs hébergés dans les zones actuellement contaminées passent l'hiver au Proche et Moyen-Orient. Cependant, les Pays-Bas et l'Allemagne ont déjà pris des mesures de confinement pour protéger les volailles de plein air.
Depuis le début de l'épizootie, 10 pays ont été touchés et les zones infectées se déplacent vers l'ouest. Récemment ce sont le Kazakhstan et la Russie qui ont été touchés par l'influenza aviaire à virus H5NI explique le ministère de l'Agriculture dans un communiqué de presse.
Le virus se transmet entre oiseaux sains et contaminés par contact direct notamment avec les sécrétions respiratoires et les déjections d'animaux infectés même morts, mais aussi par contact avec les surfaces des matières contaminées. Ce sont surtout les poulets et canards qui sont susceptibles de transmettre le virus.
A ce jour les mesures prises par l'Union européenne consistent à interdire l'importation d'animaux ou de produits pouvant être contaminés en provenance des zones touchées.
En fonction de l’évolution de la situation épidémiologique et des résultats de l’évaluation du risque qui seront connus dans les prochains jours ou les prochaines semaines, d'autres mesures pourront être prises.
Recommandations
Dès maintenant la Direction générale de l'Alimenation donne quelques recommandations.
" Les éleveurs doivent dès maintenant éviter toute pratique d’élevage favorisant la promiscuité entre oiseaux domestiques et oiseaux sauvages, telles que le nourrissage et l’abreuvement à l’extérieur des bâtiments, l’accès aux mares ou autres plans d’eau. Les oiseaux appartenant aux espèces de gibier d’eau, utilisés comme appelants ou appeaux doivent être strictement tenus à l’écart des volailles domestiques et être soignés par des personnes n’ayant pas à s’occuper de volailles ou d’autres oiseaux domestiques.
Les éleveurs doivent aussi se préparer à une menace plus précise qui pourrait impliquer un isolement par des filets qui ne pourraient ne concerner qu’une surface réduite de parcours plein air, voire une claustration en bâtiments fermés...
...La vigilance de tous, éleveurs, techniciens et vétérinaires doit être redoublée à l’égard de tout symptôme, mortalité ou simplement baisse de consommation ou chute de ponte qui, en l’absence de cause clairement établie, constituent des motifs d’alerte que le vétérinaire sanitaire doit transmettre à la direction départementale des services vétérinaires."
Pour en savoir plus :
www.afssa.fr ou
www.oie.int/fr/fr_index.htm
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