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Conduit par Gérard Mével, vice-président chargé de l'environnement, le Conseil régional de Bretagne est allé à la rencontre des 7 SAGE bretons (Schéma d'aménagement et de gestion des eaux). "Ce tour de Bretagne avait pour objectif de mieux connaître les acteurs et le contexte de chaque schéma, d'identifier les actions en cours et surtout de réfléchir sur les perspectives", explique Gérard Mével.
Le nouveau contexte européen
En effet, le contexte européen, national et régional évolue avec la DCE (Directive cadre sur l'eau). "Cette directive reconnaît la gestion globale par bassin hydrographique et encourage une gestion transversale en intégrant l'aménagement du territoire, l'économie, ainsi que la transparence et la récupération des coûts liés à l'amélioration de la qualité de l'eau". Le SAGE, intégrant l'ensemble du bassin d'une rivière, permet une approche judicieuse des problèmes à résoudre. Car la DCE met en avant un objectif ambitieux : atteindre un bon état chimique et écologique de l'eau et des milieux en 2015.
Pour atteindre cet objectif, "la politique régionale de soutien à la dynamique territoriale des bassins versants doit être amplifiée, restructurée et s'inscrire dans le cadre de cohérence défini par les SAGE. Elle doit concerner l'ensemble du territoire breton", estime Gérard Mével. Le SAGE est un outil privilégié pour l'approche globale mais aussi un lieu de concertation, de solidarité et de synergie.
Plus de cohérence
Quand on analyse les différents échelons mis en place pour améliorer la qualité des eaux, on constate une multiplicité d'opérateurs sur un même territoire, une diversité des maîtres d'ouvrage et de nombreux programmes d'actions et on s'y perd. Dans le périmètre d'un SAGE, il peut y avoir des programmes de bassins versants, des contrats de baie ou de rivière, des travaux hydrauliques et d'assainissement, des programmes environnementaux (PMPOA, CAD..,) des outils de protection et de restauration du milieu naturel comme Natura 2000 et parfois un Parc naturel régional.
Cette multiplication des niveaux engendre de multiples comités de pilotage. Pour avoir davantage de cohérence, les élus proposent la mise en place d'un "chef de file" : l'EPTB, (établissement public territorial de bassin). Il reste à clarifier sa mission et le financement d'une telle structure.
Le récent état des lieux de la qualité des eaux de la région montre qu'en prolongeant les tendances actuelles, seule la moitié des masses d'eau bretonnes pourrait atteindre en 2015, les niveaux de qualité fixés par la Directive européenne. "On ne peut pas se satisfaire d'un tel constat", déclare René Régnault, président du SAGE Rance-Frémur. "Les Bretons doivent faire mieux et accélérer la mise en place des actions d'amélioration".
L'état d'avancement des SAGE
Les SAGE de Vilaine et de Rance-Frémur sont approuvés et ont démarré. Cinq sont en cours d'élaboration (Aulne, Blavet, Elorn, Isole-Ellé-Laïta, Odet). D'autres sont en émergence : Baie de St Brieuc, Baie de Morlaix…. Les territoires concernés sont parfois à cheval sur plusieurs départements et les surfaces peuvent varier de 1 à 15 : 700 km2 pour celui de l'Odet contre plus de 10 000 km2 pour celui de la Vilaine.
Patrick Bégos
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