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UGPVB : Prévenir les risques de crise médiatique sur les antibiotiques
 
Dans le cadre de leur assemblée générale, les membres de l'UGPVB avaient convié Louis Egron du SIMV (Syndicat de l'industrie du médicament vétérinaire et du réactif) pour faire part de son expérience sur la "gestion préventive des risques d'une crise médiatique "Antibiotiques" en production animale".

"Convaincre de l'intérêt de cette prévention".

Pour le vétérinaire, mieux vaut prévenir les crises que les gérer, "car on ne travaille pas dans l'urgence et on peut instaurer un climat de confiance en expliquant et en se justifiant". Une telle stratégie se met en place sur le moyen-long terme et débute par une phase délicate : "Convaincre les professionnels de l'intérêt de cette prévention".
Evoquant son expérience auprès de l'industrie vétérinaire pharmaceutique, Louis Egron explique que des cibles ont été identifiées pour communiquer : les décideurs chargés de gérer les crises (scientifiques, administration), les acteurs des filières (prescripteurs, éleveurs), l'industrie agroalimentaire et les associations de consommateurs.
Continuité du relationnel

Les messages à faire passer doivent être simples, adaptés et nourris de chiffres vrais. "Pour faire connaître notre position et savoir-faire, nous participons à tout événement concernant le sujet. Nous initions des débats, des colloques et fournissons toute l'information en notre possession". Le relationnel est important, sa continuité doit être assurée. Pour prévoir les risques, "nous sommes en état de veille permanente. Nous avons préparé nos arguments pour répondre aux questions sensibles".
Les consommateurs comprennent qu'il faut soigner les animaux. En organisant des visites en élevage, dans les groupements, auprès des vétérinaires, nous les rassurons en leur montrant que l'utilisation est correcte à tout moment : délais d'attente, posologie… Le Conseil régional a souligné l'importance de poursuivre la formation et l'information des éleveurs sur ce point. Un CD-Rom peut être utilisé lors des réunions de groupements par exemple.

Agnès Cussonneau



Taxe d'équarrissage et redevance azote

Au sujet de la nouvelle taxe d'équarrissage, des actions fortes ont été menées auprès des élus. La profession insiste sur l'impossibilité technique d'une répercussion sur l'aval du pied de facture et demande l'application des lignes directrices proposées par l'Europe. L'UGPVB réagit aussi contre la redevance sur les intrants azotés. "Elle entraîne toutes sortes de distorsions de concurrence : entre espèces, entre régions, selon les matières premières…"
Dans son rapport d'orientation, Marcel Corman, président de l'UGPVB, voit dans la nouvelle Pac "une réforme d'inspiration très libérale dissimulée sous la reconnaissance de la multi-fonctionnalité de l'agriculture". Il regrette par ailleurs que les réponses des agriculteurs aux attentes citoyennes ne soient pas prises en compte à l'échelle mondiale. "L'égalité des chances et la lutte contre les distorsions doivent être aujourd'hui le moteur de nos actions".
Le président a aussi rappelé son inquiétude quant à la filère porcine. "Des mesures exceptionnelles de dégagement doivent être prises immédiatement". La question est posée : "S'engage-t-on vers un déclin structurel de nos productions et filières ou sera-t-on capable de maintenir le potentiel de production breton?"

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Date de l'article : semaine du N° du 19 au 26 Décembre 2003
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Alain Boutin et Marie-Laure Ropers à Ploubazlanec (22) / Un écrin d'arbustes et de fleurs pour se détendre





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